Flash info

Eau potable: Amédé Kouakou annonce des investissements de 5,8 milliards de dollars à l’horizon 2035



Le gouvernement ivoirien entend mobiliser, à l’horizon 2035, des investissements de 5,8 milliards de dollars pour renforcer durablement l’accès des populations à l’eau potable et améliorer les services d’assainissement, a indiqué lundi 21 septembre 2026 à Abidjan, le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou.

Il s’exprimait lors d’un panel consacré à l’eau, organisé dans le cadre des Journées portes ouvertes (JPO) du groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, autour des enjeux d’accès à l’eau potable, d’assainissement et de développement.

Selon le ministre, l’accès à l’eau potable constitue une « priorité essentielle » pour le président de la République et le gouvernement, en raison de son impact direct sur les conditions de vie des populations et la santé publique.

Il a expliqué que cette problématique doit être appréhendée à la fois dans les zones urbaines et rurales, plus de la moitié de la population ivoirienne vivant en milieu rural.

Dans cette perspective, le gouvernement a conclu le Pacte pour l’eau et l’assainissement (PASEA), doté d’un financement initial de 1,2 milliard de dollars, dont 825 millions de dollars apportés par la Banque mondiale. Ce programme s’inscrit dans une perspective plus large d’investissements estimés à 5,8 milliards de dollars d’ici à 2035, destinés à couvrir progressivement les différentes zones du pays.

Abordant la situation de l’approvisionnement à Abidjan, le ministre a relevé que la capitale économique dispose de capacités de production d’eau importantes, mais que leur utilisation demeure limitée par les insuffisances du réseau de distribution.

La ville, qui compte environ 6,5 millions d’habitants, dispose notamment de l’usine de La Mé, d’une capacité d’environ 250 000 mètres cubes par jour, de l’usine de Djibi, qui produit environ 150 000 mètres cubes par jour, ainsi que des deux usines de Bonoua, d’une capacité cumulée d’environ 60 000 mètres cubes par jour.

Ces installations permettent théoriquement de disposer de plus d’un million de mètres cubes d’eau par jour. Toutefois, environ 650 000 mètres cubes sont actuellement distribués quotidiennement, laissant une disponibilité supplémentaire estimée à quelque 400 000 mètres cubes.

« La principale difficulté réside dans le réseau de distribution », a relevé M. Kouakou, soulignant la nécessité de réaliser les canalisations permettant d’acheminer l’eau vers les différents quartiers d’Abidjan.

La directrice des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, Marie-Chantal Uwanyiligira, a salué le rôle du PASEA comme plateforme de mobilisation des partenaires et appelé à accélérer les efforts pour garantir l’accès universel à l’eau potable.

Elle a également souligné au gouvernement la nécessité de réformer durablement le secteur, de renforcer la participation du secteur privé, notamment dans le traitement des eaux usées, et de poursuivre les investissements dans les infrastructures hydrauliques.

(AIP)








LIVRES



Photos inedites



Facebook

Interview