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Côte d’Ivoire : après la sortie du procureur Braman Koné, Affi N’Guessan dénonce une République « dans la géhenne »



Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux X et Facebook, l’ancien Premier ministre dénonce ce qu’il considère comme un traitement politique à deux vitesses, mêlant répression de l’opposition, favoritisme et corruption.

« Mandats d’arrêt et répression à gauche, rattrapage et favoritisme à droite, et, au centre de tout cela, les trafics et la corruption. Ainsi va la République, dans la géhenne », écrit Pascal Affi N’Guessan.

Cette nouvelle sortie intervient dans un contexte marqué par plusieurs procédures judiciaires impliquant des responsables de l’opposition. Le 16 septembre, le procureur Braman Oumar Koné est notamment revenu sur l’incarcération de Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du PPA-CI.

Le magistrat a rejeté les accusations de « séquestration » avancées par la défense du responsable politique, assurant que celui-ci avait été régulièrement convoqué. Il a également expliqué que la procédure ayant conduit à son placement en détention ne reposait pas uniquement sur la plainte déposée par le RHDP, mais également sur des faits présumés liés aux troubles de la période électorale de 2025.

Quelques jours auparavant, Affi N’Guessan avait déjà vivement réagi à l’incarcération de Koné Katinan. Sur son compte X, le président du FPI avait dénoncé une « violente, brutale et grossière attaque contre l’opposition ivoirienne » et appelé à ne céder « ni à l’intimidation ni à la peur ».

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Avec sa nouvelle publication, Affi N’Guessan élargit désormais son propos au-delà du seul cas Katinan. En évoquant simultanément les mandats d’arrêt, la répression, le « rattrapage », le favoritisme, les trafics et la corruption, le président du FPI met directement en cause, dans son appréciation politique, le fonctionnement des institutions et la gouvernance du pays.

Ces accusations relèvent de la prise de position du responsable du FPI. De son côté, le parquet soutient que les procédures judiciaires évoquées suivent les règles en vigueur et que les personnes concernées doivent répondre devant la justice des faits qui leur sont reprochés.

Le fait qu’Affi avait déjà publiquement dénoncé l’incarcération de Katinan est documenté, tandis que le procureur a effectivement apporté le 16 septembre des explications sur la procédure et contesté l’accusation de « séquestration ». (benews.ci)



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