Flash info

Orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire : 80 % des eaux de surface touchées, jusqu’à 1 million de dollars par kilomètre pour les restaurer



La Côte d’Ivoire dispose pourtant d’un potentiel hydrique estimé à environ 77 milliards de mètres cubes d’eau. Mais la multiplication des sites clandestins, le décapage des sols et l’utilisation de substances chimiques toxiques, notamment le mercure et le cyanure, contribuent à la dégradation des cours d’eau.

L’enjeu est d’autant plus important qu’environ 70 % de l’eau potable distribuée dans le pays proviendrait des eaux de surface. La pollution des fleuves et rivières complique ainsi le traitement de l’eau destinée à la consommation et pourrait considérablement en augmenter le coût.
Une restauration qui pourrait coûter très cher

Selon les chiffres avancés par Abou Bamba, la restauration des cours d’eau dégradés pourrait coûter entre 100 000 et près d’un million de dollars par kilomètre, en fonction de l’ampleur de la pollution et des dommages causés.

Au-delà de l’urgence environnementale, l’orpaillage clandestin fait donc apparaître une lourde facture économique. Les bénéfices tirés de l’exploitation illégale de l’or échappent en grande partie aux circuits officiels, tandis que la restauration des sols et la dépollution des ressources en eau risquent, à terme, d’être supportées par la collectivité.

Pour les autorités ivoiriennes, le défi dépasse désormais la fermeture des sites clandestins et la répression des orpailleurs. Il s’agit également de préserver les ressources hydriques et de trouver les moyens de restaurer les écosystèmes déjà fortement dégradés.

Actualités ivoiriennes

À défaut d’une réponse durable, le coût environnemental de l’orpaillage clandestin pourrait ainsi se transformer en une véritable dette écologique et financière pour les générations futures.








LIVRES



Photos inedites



Facebook

Interview