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Affaire Katinan : Le procureur balaie les accusations de séquestration des avocats



Le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, Braman Koné, a apporté, mercredi 16 septembre 2026, des précisions sur la procédure ayant conduit à l’arrestation et au placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan, rejetant notamment les accusations de « séquestration » formulées par le conseil de l’homme politique.

Face à la presse à Abidjan, le magistrat a défendu la régularité de la convocation et de l’audition du 4e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). Il a assuré que toutes les étapes de la procédure avaient été conduites conformément aux dispositions en vigueur.

« Monsieur Justin Katinan Koné a été régulièrement convoqué. Sa convocation a même été publiée sur les réseaux sociaux », a déclaré Braman Koné, en réponse aux critiques des avocats du responsable du PPA-CI.

Le procureur a également contesté l'affirmation selon laquelle Justin Koné Katinan aurait été séquestré au cours de la procédure. S’appuyant sur la définition juridique de cette infraction, il a expliqué que la séquestration consiste notamment à retenir une personne dans un lieu clos, sans son consentement, par une autorité qui n’en a pas la compétence.

« D’où vient-il que l’on dise qu’il a été séquestré ? La séquestration est prévue et punie par le Code pénal », a-t-il indiqué, avant d’ajouter : « Je suis le Procureur ».

Pour Braman Koné, ces éléments rendent sans fondement les accusations portées par le conseil de défense de Justin Koné Katinan, qualifiant leur récente sortie de « nulle et sans effet ».

Le responsable du PPA-CI avait été convoqué le 9 septembre 2026 par le procureur de la République à la Préfecture de police d’Abidjan, à la suite d’une tribune dans laquelle il mettait en cause le pouvoir et le RHDP dans le phénomène de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire.

À l’issue de la procédure, 17 chefs d’accusation ont été retenus contre lui, portant notamment sur des faits qualifiés d’« actes de terrorisme ». Justin Koné Katinan a par la suite été placé sous mandat de dépôt et incarcéré.

Depuis son arrestation, ses avocats ainsi que le PPA-CI continuent de contester la procédure et de réclamer l’arrêt des poursuites. Plusieurs responsables de l’opposition ivoirienne ont également exprimé leur désaccord avec cette mesure.

La conférence de presse du procureur intervient ainsi dans un contexte de controverse autour des conditions d’interpellation et des poursuites engagées contre le cadre du PPA-CI.



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