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Côte d’Ivoire – Pays-Bas : La Haye annonce au moins 1 milliard d’euros pour accompagner le PND 2026-2030



L’Ambassade de Côte d’Ivoire aux Pays-Bas a accueilli le premier Forum économique Côte d’Ivoire – Pays-Bas consacré à la gestion durable de l’eau, autour du thème : « Innovations et partenariats pour une gestion durable de l’eau ».

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Parrainé par Jacques Assahoré Konan, ministre des Eaux et Forêts de la République de Côte d’Ivoire, le Forum a réuni institutions publiques, entreprises, investisseurs, experts et partenaires techniques et financiers des deux pays.
Du dialogue à l’action

Dans son discours d’ouverture, l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire aux Pays-Bas a souligné le dynamisme des relations économiques bilatérales et la nécessité de les traduire en partenariats concrets, innovants et durables, notamment dans l’agroalimentaire, la logistique, l’énergie et le développement durable.

Face aux défis du changement climatique, de l’urbanisation, de la pollution, de la protection du littoral et de l’accès équitable à l’eau potable, il a appelé à une mobilisation collective autour de solutions adaptées aux réalités ivoiriennes.

En qualité de parrain du Forum, le ministre Jacques Assahoré Konan a rappelé que la forêt et l’eau sont intimement liées. La protection des forêts, la restauration des terres dégradées et la préservation des bassins versants constituent des investissements essentiels pour la sécurité hydrique et le développement durable.

Il a notamment évoqué la restauration de plus de 61 000 hectares de terres dégradées en 2025, le renforcement des compétences à travers l’École nationale des Eaux et Forêts et l’amélioration de la gouvernance des ressources en eau.
Les Pays-Bas, partenaire stratégique face aux défis de l’eau

Intervenant au nom du Royaume des Pays-Bas, Wampie Libon, représentante en charge de la Croissance verte inclusive au ministère des Affaires étrangères, a rappelé que la Côte d’Ivoire et les Pays-Bas sont deux pays côtiers dont la prospérité dépend de la mer et d’une gestion intelligente de l’eau.

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Elle a souligné l’expérience néerlandaise en matière de protection côtière, d’innovation et de gestion intégrée de l’eau, développée notamment après les inondations de 1953. Ce savoir-faire peut contribuer à répondre aux défis ivoiriens, parmi lesquels l’érosion du littoral, les risques d’inondation et les déficits d’assainissement et de drainage dans le Grand Abidjan.

Selon Wampie Libon, la complémentarité entre l’expertise néerlandaise et la connaissance ivoirienne du terrain, des communautés et des marchés doit permettre de développer des solutions techniquement solides, socialement inclusives et économiquement viables.
De l’eau à la croissance verte inclusive

Pour les Pays-Bas, la croissance verte inclusive doit également favoriser une meilleure répartition de la valeur au sein des chaînes de production. La Côte d’Ivoire occupe à cet égard une place stratégique, notamment dans la filière cacao, dont une part importante transite par le Port d’Amsterdam avant d’être transformée aux Pays-Bas.

L’objectif est désormais de promouvoir davantage la valeur ajoutée locale, dans une logique « aid & trade » et de partenariats gagnant-gagnant.

En juillet, l’Ambassadeur des Pays-Bas en Côte d’Ivoire, Jeroen Kelderhuis, a posé la première pierre d’une usine de transformation de cacao développée avec la coopérative CADESA. Ce projet doit contribuer à créer des emplois, accroître les revenus des producteurs et renforcer la sécurité d’approvisionnement.

La banque néerlandaise de développement FMO a également annoncé un engagement de 20 millions d’euros pour soutenir la transformation locale et la diversification, notamment dans la filière anacarde.
300 millions d’euros pour des infrastructures résilientes

La coopération ivoiro-néerlandaise s’appuie déjà sur des engagements importants. Invest International a signé un protocole d’accord de 300 millions d’euros avec l’État ivoirien pour soutenir des infrastructures résilientes dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement, du maritime et de l’agriculture durable.

À travers le programme WACA, les deux pays coopèrent à Grand-Lahou et Port-Bouët sur des solutions de protection côtière, notamment fondées sur la nature.

Dans le secteur portuaire, le Port d’Amsterdam travaille avec les ports d’Abidjan et de San Pedro sur des schémas directeurs et des stratégies de durabilité, avec des perspectives dans la gestion des déchets, la digitalisation, le développement portuaire et la transition énergétique.

Le partenariat entre Ballast Nedam et le Port Autonome de San Pedro pour le nouveau port de pêche illustre également cette coopération. Il doit soutenir la filière halieutique, créer des emplois et contribuer au développement inclusif de la région.
L’eau et les solutions fondées sur la nature au cœur des priorités

La gestion intégrée de l’eau et le développement d’infrastructures résilientes constituent des priorités majeures de la coopération bilatérale. Le Plan National de Développement 2026-2030 et le Compact national pour la sécurité hydrique offrent un cadre favorable à la mobilisation du secteur privé et aux partenariats public-privé.

Les secteurs de l’eau et du développement portuaire figurent parmi les domaines les plus avancés du portefeuille d’Invest International en Côte d’Ivoire. Les Pays-Bas soutiennent également l’accès à l’eau potable, l’assainissement et le traitement des eaux usées à travers leur contribution de 5,4 millions de dollars au programme WASH de l’UNICEF.

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Ils ont par ailleurs annoncé une contribution d’au moins 1 milliard d’euros à la mise en œuvre du Plan National de Développement ivoirien 2026-2030.

La lutte contre l’érosion côtière constitue un autre axe de coopération. L’expertise néerlandaise en matière de solutions fondées sur la nature, combinant ingénierie et restauration des écosystèmes, peut contribuer à réduire les risques d’inondation et d’érosion tout en préservant la biodiversité.

Des coopérations entre entreprises, experts, institutions et organismes de recherche sont envisagées, notamment dans la contractualisation basée sur la performance pour le dragage et les ouvrages côtiers, ainsi que dans des projets de jumelage dans le secteur de l’eau.
Adaptation climatique, biodiversité et croissance inclusive

Les deux pays souhaitent également renforcer leur coopération en matière d’adaptation au changement climatique, de lutte contre la déforestation liée au cacao et de restauration des écosystèmes.

Une stratégie conjointe sur la biodiversité offre un cadre aux échanges entre universités et à la mobilisation du secteur privé. Elle relie les politiques de l’eau, des infrastructures et de l’agriculture à la préservation des écosystèmes essentiels à la pêche, à l’agriculture et au tourisme.

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Les trois panels du Forum, consacrés au développement maritime et portuaire, à la gestion intégrée de l’eau et à la protection du littoral, ont identifié plusieurs priorités : la restauration des bassins versants, la protection du littoral et la prévention des inondations, l’innovation technologique, la gouvernance des ressources hydriques, le financement de projets structurants, le transfert de technologies et le renforcement des compétences, les solutions fondées sur la nature ainsi que la création de valeur ajoutée locale et la diversification agricole.

Pour Wampie Libon, la croissance économique, la protection de l’environnement et l’inclusion sociale doivent progresser ensemble. Elle a invité les entreprises ivoiriennes et néerlandaises à développer des partenariats concrets dans l’eau, les ports, l’agriculture, la protection côtière et la logistique, en privilégiant les emplois décents, les compétences locales et la diversification des revenus.

Elle a salué le leadership du Gouvernement ivoirien et la coopération avec les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, la SFI et la FMO. Elle a enfin remercié le ministère des Eaux et Forêts ainsi que l’Ambassadeur Diarrassouba et son équipe pour leur contribution au rapprochement des deux pays.

À travers ce premier Forum économique, la Côte d’Ivoire et les Pays-Bas réaffirment leur volonté de faire de l’eau un moteur de coopération économique, d’innovation et de prospérité partagée.

Des rives de la lagune Ébrié aux côtes de la mer du Nord, les deux pays entendent transformer leurs défis communs en opportunités de développement durable.
Doua








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