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Pèlerinage à la Mecque : Fâchés, des pèlerins cassent les portes de la grande Mosquée

Au secrétariat de la grande mosquée où l'information a été confirmée par un agent, l'acte posé par les futurs pèlerins s'est déroulé, très tard dans la nuit du lundi 15 septembre 2014, peu après leur retour de l'aéroport Félix Houphouët Boigny.

Si les candidats au hadj, que nous avons trouvés sur l’esplanade de la Grande mosquée, le mardi 16 septembre, n'ont pas voulu donner les raisons de leur acte, certains de leurs proches n'ont pas observé la langue de bois. A en croire Fofana, un jeune d'une vingtaine d'années, venu accompagner sa mère, cela fait plus d'une semaine que les pèlerins de la Cedeao issus du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Nigéria, attendent les différents vols pour le hadj édition 2014. Mais depuis le 1er vol en direction de la terre sainte qui s'est opéré, le dimanche 7 septembre jusqu'au dernier qui s'est déroulé le lundi 15 septembre, aucun d'entre eux n'a pu embarquer dans les avions affrétés par Air Côte d'Ivoire.

Déroutés par cette situation, ils n'ont donc pas pu contenir leurs nerfs, une fois de retour à la grande mosquée de la riviera. Mêmes les assurances données par les organisateurs du hadj en Côte d'Ivoire n'ont pas atténué leur colère. C'est ainsi, a indiqué Fofana, qu'ils ont cassé le portail de la mosquée et les portes des toilettes qu'ils ont trouvé closes, à leur retour de l'aéroport. Cette colère, comme l'a expliqué l'une des filles d'un futur pèlerin, tire également sa source dans la non assistance des candidats au hadj de la Cedeao. A l'en croire, depuis le dimanche 7 septembre que certains ont été convoqués, ils sont livrés à eux-mêmes. Ils se débrouillent comme ils peuvent, a-t-elle affirmé, pour manger.

De plus, a-t-elle poursuivi, les futurs pèlerins qui n'ont pas pu embarquer, dorment à la belle étoile sur l'esplanade de la grande mosquée. «Venus de Bouaké, de Daloa, de Yamoussoukro... pour nombreux, ils ne connaissent personne à Abidjan pour espérer aller dormir chez elle. Ils sont donc obligés de transformer, pour certains, l'esplanade de la grande mosquée en dortoir, entourés de leurs affaires », a renseigné Fofana dont la mère refuse de loger, le temps de trouver une solution à leur problème, chez sa sœur habitant l'une des communes du district d'Abidjan.

En fait, l'attitude de la génitrice du jeune Fofana est observée par la majorité des futurs pèlerins. Car la honte de savoir que le pèlerinage à la Mecque, qui a été annoncé à grand renfort de publicité, n'a pas été effectif, est insupportable. Ils préfèrent donc être confrontés aux intempéries que de retourner au bercail. Mais depuis le mardi 16 septembre, une lueur d'espoir s'est pointée à l'horizon. Le consul du Mali qui leur a rendus visite, leur a tenu des propos rassurants. Le diplomate a laissé entendre que l'Arabie Saoudite a décidé de faire des concessions.

Il est bien de noter que pour l'organisation du hadj, les autorités saoudiennes avaient pris des mesures. L'une de celles-ci consiste à délivrer des visas qu'aux nationaux. C'est d'ailleurs pourquoi, un code a été attribué à chaque pays. C'est la mise en application de cette disposition qui a entraîné le rejet des passeports des 396 futurs pèlerins de la Cedeao qui n'ont pu embarquer sur aucun des neuf (9) vols en direction de la Mecque.

Elysée YAO


Source Soir info





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