
Communiqué relatif à l’audience publique du vendredi 12 septembre 2014
Le vendredi 12 septembre 2014 de 14 h à 17 h, la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation siégeant en sa salle des audiences, a entendu 4 nouveaux cas de violations des droits humains perpétrées en Côte d’Ivoire : 1 cas de viol collectif perpétré en 2002 entre Man et Logoualé, 1 cas d’exécution sommaires, de viols et de destructions massives commis dans un village de la région de Toulépleu en 2002 et rapportés par un témoin, 1 cas d’homicides exécutés en 2011 dans la région de Méagui sur un adulte et ses enfants en bas âge, racontés par un témoin, 1 cas d’homicide survenu à Abidjan en 2011 et relaté également par un témoin.
Le premier cas de violation a été perpétré en 2002 entre Man et Logoualé. En effet, en 2002, pendant la guerre, la victime, qui tenait un important commerce au marché, a vu ses marchandises pillées par des combattants. Alors qu’elle tentait de fuir la ville de Man, elle a subi un viol collectif de la part de 4 hommes en armes encagoulés, sous les yeux de sa fille mineure.
À la suite de ce viol, elle a été déclarée séropositive. Sa fille, dont elle demeure sans nouvelles à ce jour, a par ailleurs été enlevée par ses agresseurs.
Le deuxième cas examiné concerne un témoin qui a vu, en septembre 2002, des exécutions sommaires, des viols et des destructions massives perpétrés dans un village de la région de Toulépleu par des groupes d’hommes armés. Le témoin dont la grand-mère et le cousin ont été tués, a été ainsi contraint de quitter la localité de Toulépleu où il vivait.
Le troisième cas concerne des événements qui se sont déroulés dans la Nawa, près de Méagui au mois de mai 2011. La présence des combattants libériens ayant été signalée, le témoin et son mari ont voulu fuir leur campement en direction de la ville. Ils étaient dans l’attente d’un moyen de transport quand un échange de tirs est intervenu entre la force Licorne et les Libériens en armes.
Les Libériens auraient passé par les armes une vingtaine d’hommes qu’ils ont extraits de leurs maisons.
Le mari de la victime étant retourné dans son campement avec ses enfants en bas âge pour se mettre à l’abri, a été tué à la machette en même temps que sa progéniture.
La dernière affaire est le récit d’un témoin qui rapporte un meurtre commis sur un homme qui avait refusé de payer la somme d’argent que des hommes en armes exigeaient d’elle.
Fait à Abidjan, le 12 septembre 2014
Source La CDVR
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