
Ebola : la Côte d’Ivoire sur le fil du rasoir !
Une communication de masse impliquant toutes les couches sociales, notamment les leaders communautaires ou religieux, les autorités locales, les directeurs d’écoles ou d’universités. Messages de sensibilisation sur les différents medias et sur les téléphones portables, affiches dans les lieux publics. Fermeture des frontières aériennes et terrestres avec la Guinée et le Liberia voisins, les deux Etats les plus touchés par Ebola… Toutes ces mesures préventives ont réussi à épargné la Côte d’Ivoire de la fièvre Ebola jusqu’à ce jour, mais pour combien de temps ?
Quand on sait que le virus s’est propagé au-delà des frontières africaines pour faire « trembler » certains pays tels que l’Espagne et les Etats-Unis, disposant de systèmes sanitaires plus révolutionnaires que le nôtre, l’on comprend aisément que nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. Notre système de prévention inquiète bons nombres d’observateurs.
« Aucune mesure crédible de renforcement épidémiologique n’est mise en place, ni à la frontière Ouest, ni ailleurs. Dans de rares cas connus à Sipilou, les quelques agents dépêchés sur place n’ont aucun équipement, même pas le kit de protection pour eux-mêmes. Aucun matériel de première nécessité (stérilisateur, désinfectant et combinaison) n’est disponible », s’était plaint le principal parti d’opposition ivoirien.
Selon cette formation politique, les mouvements des populations ne sont soumis à aucun contrôle sanitaire : il n’y a donc pas de veille sanitaire. De plus, aucun dispositif de mise en quarantaine et aucun poste d’observation sanitaire ne sont disponibles ni aux frontières terrestres ni dans les chefs-lieux de département, ni dans les sous-préfectures, encore moins dans les villages stratégiques disposant de gros marchés hebdomadaires frontaliers. Sinon, comment comprendre la présence de l’aide-soignant guinéen suspecté d’Ebola sur le sol ivoirien. Présence signalée aux autorités ivoiriennes par le ministère guinéen de la Santé qui a bien voulu collaborer avec son homologue ivoirien. Cela montre combien de fois il est difficile toutefois de cloisonner un pays aux frontières si poreuses.
Des témoignages de certains habitants font état de ce qu’à Odienné, grande ville du Nord-Ouest proche de la Guinée, une traversée clandestine coûterait 15.000 francs CFA. 23 euros suffiraient pour potentiellement infecter la Côte d’Ivoire.
Les mesures préventives sont concentrées sur les frontières terrestres et aéroportuaires, ignorant la façade maritime de notre pays qui constitue des voies d’accès rapides.
A toutes ces insuffisances s’ajoutent également les problèmes liés au personnel médical. Faute de préparation, celui-ci est partout le plus exposé et le premier susceptible d’être fauché par le virus. Quelques centres de santé ont bénéficié d’exercices grandeur nature mais la plupart manquent cruellement de formation. Enfiler une combinaison requiert ainsi une réelle technicité, explique-t-on.
Pascale Blanchetière, coordinatrice générale pour Médecins du Monde en Côte d’Ivoire, n’a pas manqué d’exprimer ses appréhensions quant à l’effectivité de la prise en charge des malades. « …Nous avons besoin de précisions de la part de l’Etat quant à la procédure si un cas est avéré. Où devrons-nous l’emmener ? Comment le transporter ? Y a-t-il une ambulance, du carburant quelque part qui seront envoyés ?»
Une autre responsable sur place d’une ONG internationale met à nu la psychose qui fragilise le personnel sanitaire : « C’est un mauvais effet secondaire. Le gouvernement parle d’envoyer des groupes d’experts en cas de contamination alors que certains centres n’ont même pas de stocks suffisants de gants en plastique. » Toutes ces déclarations, c’est le cas de le dire, font froid dans le dos.
Heureusement que la France par la voix de son président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, en visite dans le pays, promet d’appuyer la lutte contre Ebola à hauteur de 9 millions d’euros, environ 6 milliards de francs CFA. Un appui financier qui pourrait apporter un grand souffle à la politique de prévention beaucoup décriée.
Avec un système de santé des plus défaillants, la Côte d’Ivoire, malgré la proximité géographique de l’épidémie, n’a enregistré aucun malade jusqu’à ce jour. Le facteur chance ne peut être occulté. La ministre en charge de la Santé, Dr Raymonde Goudou Coffie, a d’ailleurs fait allusion à un phénomène relevant du «surnaturel», pour décrire cette situation.
Mais combien de temps va-t-elle tenir face à l’épidémie? Nul ne le sait. C’est pourquoi il est impérieux de suivre scrupuleusement les consignes édictées par le gouvernement en terme de prévention notamment, «ne pas chasser, manipuler et manger la viande de brousse. Evitez les contacts avec les animaux et les cadavres. Ne pas se serrer les mains ni faire des accolades.» Il faudra également être vigilant et collaborer efficacement avec les autorités, en portant à leur connaissance, tout cas suspect en provenance des pays infectés.
Lu sur Abidjan911
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