
ROYAUME BAOULÉ : LA RÉGENCE ET LA FUTURE INTRONISATION DE SA MAJESTÉ, KOUADIO MAXIME SONT LÉGALES ET LÉGITIMES
Le lundi dernier, 11 mai 2024, le Conseil de la Cour royale et le Conseil du Royaume Baoulé, réunis à Sakassou, capitale du Royaume Baoulé, a procédé à une double cérémonie : l’annonce du décès de la Reine Akoua Boni II et la présentation du Régent, sa majesté Kouadio Maxime, au peuple ; c’est la tradition royale chez le peuple Baoulé, depuis l’installation sur le trône et le règne (1730-1750) de la Reine Akoua Boni I qui a succédé à la Reine Abla Pokou, fondatrice du Royaume Baoulé, qui a régné de 1717 à 1730. Akoua Boni I était la nièce de la Reine Abla Pokou.
À l’origine, le Conseil de la Cour royale est constitué par les membres de la famille biologique de la Reine Akoua Boni I, à Sakassou ; le Conseil du royaume comprend le Conseil de la Cour royale et les membres de la famille biologique des rois des Gôdè de Béoumi (descendants de Abla Akpô, le frère ainé de la reine Abla Pokou), des Fahafouè de la commune de Bouaké et des N’dran Nouan de la sous-préfecture de Bouaké ; ce sont les Assabou originels que conduisait la Reine Abla Pokou ,pendant l’exode du peuple Baoulé du Ghana actuel en Côte d’Ivoire, entre 1712 et 1717 ; ils font appellent souvent au roi des Sati klan de la sous- préfecture de Botro, au cours de leurs réunions. Les Gôdè , les Fahafouè et les Ndran Nouan font partie des familles biologiques Abla Pokou et donc Akoua Boni, du côté patrilinéaire. Ils n’ont donc pas droit au Trône, puisque les Assabou, et le peuple Baoulé pratiquent, dans une très large proportion, le système matrilinéaire tant pour l’accession au trône (ou à la chefferie) que pour l’héritage ; seules quelques exceptions de patriarcat existent chez les Baoulé de Béoumi (qui ont bénéficié de l’autorisation de la Reine Abla Pokou en la matière), les addjé- abbey et les Sondo de M’Bahiakro, les klô de Diabo et Languibonou, etc.
Dans le système matrilinéaire Baoulé, les cousins germains dont les mamans sont de même mère, ont exactement les mêmes droits en matière de succession sur la chefferie (ou le trône) et d’héritage de biens de leurs oncles ou tantes maternels, c’est-à-dire les frères et sœurs de même mère que leur mère à eux. C’est au nom de ce principe de droit que les deux descendances matrilinéaires de la Reine Akoua Boni I, les Djè et les Anoungblé, se succèdent alternativement sur le Trône du Royaume Baoulé à Sakassou, depuis plus de trois siècles.
Ainsi, après le décès du roi Kouakou Anoungblé II, en 1958, Kouamé Djè lui a succédé sur le Trône. Au décès de ce dernier, son frère, Kouamé Toto, avec la complicité de quelques dignitaires, a tenté de s’installer sur le Trône. Il s’en suivit une période de blocage de 22 ans, avant de pouvoir installer sur le Trône, Kouakou Anoungblé III dont c’était le tour, par référence à la règle de l’alternance. Au déclenchement de la rébellion (dont le chef était Soro Guillaume) qui a occupé le Royaume Baoulé, y a tué d’innocentes personnes (dont les danseuses d’Adjanou), désacralisé les attributs royaux et les lieux de cultes et profané les tombes d’illustres ancêtres Baoulé, le roi Anoungblé III qui était une cible, a dû quitter son royaume pour se mettre à l’abri, en zone gouvernementale, à Abidjan.
C’est alors que dame Djè Akissi, fille du feu roi Kouamé Djè III et dont le mari, un certain Diomandé, originaire du nord de la Côte d’Ivoire était membre de la rébellion, s’était installée de force sur le Trône ( avec le soutien de la rébellion) : au regard du droit Baoulé, c’est une double illégalité : elle est fille du roi Kouamé Djè, donc de filiation patrilinéaire ; elle s’était installée par le force sur le Trône , après profanation des lieux et attributs du Royaume, par des membres de la rébellion. Après le décès du Roi Anoungblé III, « en exil à Abidjan », suite à la normalisation de la vie publique dans le pays, le Conseil de la famille royale de Sakassou et le Conseil du royaume ont installé sur le Trône, Akoua Boni II, en 2013, ayant procédé auparavant, à « l’Atchoin », rituel spirituel et mystique, auquel on procède obligatoirement pour tout successeur au roi défunt, dès son décès. Les grands dignitaires du royaume avaient jugé légitime et légal de faire continuer le mandat du Roi Anoungblé III, par sa sœur cadette (donc une autre Anoungblé pour réparer le grand tort causé par la rébellion à la descendance Anoungblé de l’ancêtre reine Akoua Boni I ; c’est une simple question de bon sens. À la cérémonie de son intronisation, tous les chefs de canton Baoulé (ou leurs représentants) étaient présents (y compris la poignée de chefs de canton qui se sont rebellés, par la suite, contre l’autorité de la Reine). Une vidéo relative à cette cérémonie existe bien et bien ; la poignée de chefs de canton (environ 6) et de cadres Baoulé qui déversent des tonnes de mensonges aujourd’hui, n’avaient élevé aucune objection à l’intronisation de la Souveraine. Par référence à la loi de 2016 instituant la Chambre des Rois et Chefs traditionnels en Côte d’Ivoire, la Reine Akoua Boni II a été officiellement présentée au Président de la République, Son Excellence, Alassane Ouattara, en marge des funérailles du défunt roi, Kouakou Anoungblé III, en 2017, à Sakassou ; à cette occasion, tous les chefs de canton Baoulé sont passés encore devant la Souveraine pour lui faire allégeance, publiquement ; Là encore, les chefs de canton rebelles qui étaient présents, n’ont pas trouver à redire.
Il convient de souligner ici que le royaume Baoulé, est une confédération initialement constituée de petits royaumes, avec à leur tête, des rois faisant allégeance au Roi des Baoulé, installé sur le grand Trône à Sakassou ; c’est le colon français qui a transformé ces petits royaumes en cantons (mot français) dès la colonisation, pour se conformer au découpage territorial français. Depuis lors, les chefs de canton sont les héritiers de ces rois d’autrefois.
Les chefs de canton rebelles ( toujours les mêmes) qui ont mené, plus de 10 ans après la cérémonie d’intronisation, la fronde contre l’autorité de feue, sa majesté Akoua Boni II, et protestent aujourd’hui contre la régence depuis lundi 11 mai 2024( en attendant l’intronisation) de sa Majesté Kouadio Maxime, oublient que, par tradition depuis la reine Abla Pokou, eux, ne sont membres ni du Conseil royal de Sakassou ni du Conseil du Royaume Baoulé ( constitué exclusivement de la Cour royale et des rois( aujourd’hui chefs de canton) des cantons N’dran Nouan, Fahafouè et Gôdè qui sont membres de la Grande famille royale de Sakassou depuis la Reine Abla Pokou. En Baoulé, « bé ti awlo bâ Sakassou Blé N’guhi bé sa nou ». Tous les Baoulés sont Baoulé, mais, ils ne sont pas tous Assabou : ils ne sont donc pas tous membres biologiques de la Grande descendance d’Abla Pokou et d’Akoua Boni I : ceux qui ne sont pas membres de la Grande famille royale ne peuvent donc pas participer au choix du Roi Assabou, qui est de plein droit, Roi des Baoulé. Seul un test ADN pourrait les qualifier à y participer.
La poignée de chefs de canton Baoulé (certains s’étant autoproclamés) qui soutiennent Kassi Anvo Otimi, le soi-disant roi des Baoulé (pourtant) installé à Abidjan (en pays Ébrié ) et sur les réseaux sociaux (un royaume chimérique), sont les grands diviseurs du pays Baoulé et de la famille royale : ils continuent de le soutenir, à tort, car selon l’ordre successoral et par respect du principe d’alternance entre les Djè et les Anoungblé sur le Trône, il ne peut succéder à sa défunte mère Akoua Boni II qui était de la lignée Anoungblé ; ils ont soutenu, de façon amorale voire inhumaine, le fils Kassi Anvo Otimi, contre sa propre mère biologique, Akoua Boni II, pendant ses cinq dernières années de règne, au point qu’elle pourrait avoir trouvé la mort ,par le profond chagrin qui la rongeait. Mais, ont-ils posé, dans leur vie, un tel acte contre leurs propres mères ? Ont-ils défié publiquement autant leur propre mère respective ? Ont-ils oublié que la mère est un être sacré pour son fils ? La Côte d’Ivoire, le peuple Baoulé et les observateurs avisés et humains, ont pris acte de leur acte de soutien inhumain et détestable d’un fils contre sa vénérable et honorable mère, naguère Reine des Baoulés. Quand tous se retrouveront un jour, dans le « Blôlô », le royaume des morts, le traitre et irrévérencieux fils indigne de Kassi anvo Otimi et ses sbyres répondront de leur acte odieux et inhumain devant Dieu et le tribunal des illustres devanciers du céleste Royaume Baoulé. D’ici là, les ivoiriens les auront déjà jugés sur terre !
Les chefs de canton rebelles ont oublié que l’ordre de succession sur le trône ou la chefferie, chez les Baoulé, est déterminé par le droit d’ainesse : entre deux ou plusieurs ayants droit, c’est le droit d’ainesse qui établit l’ordre successoral, c’est-à-dire on va du plus âgé ou moins âgé. Et dans la pratique du matriarcat chez les Baoulé, ces chefs de canton rebelles ont-ils pu démontrer que Kassi Anvo Otimi est plus âgé que sa mère biologique Akoua Boni II ? De Grâce ! Qu’ils arrêtent maintenant la bouffonnerie qui ne fait que les rendre davantage ridicules et indignes, et nuire à la réputation du peuple Baoulé que l’on dit raisonnable, conformiste et pacifique.
Dans leurs élucubrations sordides, certains, parmi les chefs de canton et les cadres Baoulé rebelles, ont même affirmé que chez les Baoulé ( ?) la femme ne pouvait monter sur le trône ou ne peut accéder à la chefferie, qu’elle ne peut être que reine-mère, et que, par conséquent, Akoua Boni II n’aurait pas dû accéder au Trône. C’est un double mensonge, car, la notion de reine-mère n’existe nulle part au pays Baoulé, et les reines Abla Pokou et Akoua Boti I, les deux premières souveraines des Baoulé, n’étaient pas de sexe masculin. De plus, sous les règnes respectifs des quatre derniers rois avant la reine Akoua Boni II, en l’occurrence, Kouamé Djé II, Kouakou Anoungblé II, Kouamé Djè III et Kouakou Anoungblé III, il n’y avait jamais eu de reine-mère.
Depuis la fondation du Royaume Baoulé en 1717, de nombreuses femmes ont participé au choix des rois ou des chefs et ont été intronisées reines ou cheftaines. De nos jours, on rencontre, au pays Baoulé, des femmes chefs de famille, chefs de village, chefs de tribu, chefs de canton (c’est vérifiable). Les Baoulé n’ont pas attendu les occidentaux pour reconnaitre les droits civiques des femmes et pratiquer l’égalité homme-femme. Je rappelle que les femmes françaises n’ont obtenu le droit de vote en France qu’en 1944, grâce à une ordonnance du Général de Gaulle.
Il y a pratiquement un an, la reine Akoua Boni II « a eu mal au pied », et le camp des rebelles a jubilé ; certains, permis eux, ont écrit sur les réseaux sociaux que « le chemin était maintenant ouvert pour l’ascension de leur chef rebelle Kassi Anvo Otimi, sur le trône ». Complètement ignorants dans les affaires du Royaume, ils ont crié au scandale et à l’illégalité, quand, en application de la règle de l’alternance (du reste démocratique) au sein de la famille royale de Sakassou, un descendant dans la lignée Djè, en l’occurrence, Kouadio Maxime, a été désigné régent en attendant de monter sur le Trône, après les funérailles de la défunte Reine.
Mais, dans leur sale besogne de sabotage irresponsable et indigne, ils ont osé disqualifier la lignée Kouamé Djè, de l’accession au trône, parce que, disent-ils, « le roi Kouamé Djè III avait vendu une partie des trésors en or massif et certains instruments du pouvoir ». C’est une accusation gratuite et mensongère pour salir la mémoire de l’illustre roi disparu. En effet, des membres de la famille royale, de l’époque, avaient effectivement volé et vendu ces trésors. Mais, le roi Kouamé Djè III, n’était nullement responsable des actes posés par des adultes, fussent-ils ses propres parents ; De plus, la lignée Kouamé Djè n’a jamais fait l’objet de bannissement de la succession sur le Trône ni de la part de la Cour royale ni du Conseil du Royaume, seuls organes de décision en la matière.
Il est, sans doute, utile de rappeler que la désignation du roi, du chef de tribu, du chef de village ou du chef de la famille, chez les Baoulé s’est toujours faite au sein de la famille qui exerce sempiternellement la chefferie, puisqu’il s’agit de droit et de succession héréditaires ; c’est quand le roi, le chef de canton, le chef de tribu ou le chef de village été choisi par les membres de sa faille biologique, qu’il est présenté au royaume, au canton, à la tribu, au village, pour intronisation. Ainsi, tous les chefs de canton actuels du royaume Baoulé ont été désignés à travers cette procédure, et sans avis ni ingérence des autres cantons et de la Cour royale de Sakassou. Le choix est exclusivement une affaire des familles biologiques dirigeantes. Il n’est donc pas soumis à un vote populaire quelconque.
Le choix du Roi des Baoulé, c’est donc l’affaire exclusive des Assabou originels (Walèbo, N’dran Nouan, Fahafouè, Gôdè) qui présentent le roi, par la suite, aux autres peuples du royaume Baoulé, à l’occasion de son intronisation. Depuis la Reine Abla Pokou, le roi ou la reine des Assabou, désigné par la Famille royale Assabou, est le Roi ou la Reine du Royaume Baoulé. Alors, au nom de quoi, et à quel titre, des chefs de canton (des vassaux des chefs de canton Assabou) de surcroit, comme l’a expliqué, à l’occasion d’une conférence de presse, le président Houphouët-Boigny, lui-même ancien chef de canton) qui ne font pas partie de la Grande famille Assabou, peuvent-ils prétendre participer au choix du roi des Assabou ?
Depuis la nuit des temps, dans tous les royaumes du monde, c’est la famille royaume qui désigne le roi, et le présente au peuple. C’est la dévolution du pouvoir royal par hérédité. Le Royaume Baoulé ne peut faire exception. Il a toujours désigné ses Rois sans implication ni avis d’un autre royaume ou formation préalable au Royaume Ashanti (du Ghana) dont il ne fait plus partie depuis 1717. C’est si simple à comprendre ! Seules l’ignorance et l’indignité ont conduit Kassi Anvo Otimi, le soi-disant roi errant, à pareille pratique vis-à-vis du royaume Ashanti.
Par conséquent, que Kassi Anvo Otimi et ses suiveurs de chefs de canton (au plus 10 sur 39 chefs de canton) et de cadres, en mal de notoriété, comprennent qu’ils n’ont ni droit ni pouvoir pour désigner le Roi des Baoulé. Les grands dignitaires Assabou, ayant autorité et pouvoir légal (selon les lois du royaume) pour le faire, l’ont déjà fait, selon la procédure requise et les règles en la matière. Il n’est plus d’appel contre l’acte posé. La seule et unique chose qui leur reste, c’est de rentrer dans le Royaume. À bon entendeur, salut !
Vive le Royaume Baoulé, vive sa majesté, Nanan Kouadio Maxime, Roi des Baoulé !
Koffi Babakan
Cadre Baoulé et fils de chef
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