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Michel Gbagbo à Azito : « Ouattara appartient au passé, allons dans le nouveau parti de Gbagbo »



«Le président Laurent Gbagbo nous a conviés pour la création d’une nouvelle organisation politique. Il y a un individu qui voulait nous créer des problèmes. Je ne mentionne même pas son nom. Savez-vous pourquoi nous devons aller dans ce nouveau parti ? C’est parce qu’Alassane Ouattara appartient au passé et que nous allons construire ce pays. J’entends parfois les jeunes dire : “Les vieux quittez’’. Le changement de génération est quelque chose qui se fait de manière naturelle. Tous ceux qui ont fait le village savent que pour pouvoir tisser une natte, il faut savoir s’asseoir sur l’ancienne. Il ne sert à rien de danser plus vite que la musique. Le changement de génération est quelque chose de naturel mais, le plus important, ce sont les acquis du parti. Le changement doit se faire dans le respect de nos aînés et de ceux qui nous ont mis au monde. C’est-à-dire, dans l’optique de sauver notre parti, nous devons respecter la démocratie interne », a laissé entendre le député de Yopougon.

Il invite la jeunesse à se mobiliser pour prendre sa place dans le parti en gestation. Le professeur de criminologie ne doute pas que cet instrument voulu par son géniteur viendra ramener la Gauche socialiste au pouvoir en Côte d’Ivoire. « Dans cette salle, il se trouvera quelqu’un que nous allons appeler un jour, président de ce nouveau parti. Cela se fera par le jeu de la démocratie interne. Armons-nous de courage. Ce que nous voulons, c’est la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Ce que nous voulons, c’est que ce nouveau parti devienne notre instrument de conquête du pouvoir et notre instrument pour diriger la Côte d’Ivoire, terre de nos ancêtres. Luttons afin de rassembler tous les démocrates autour du président Laurent Gbagbo. Luttons pour être solidaires. Luttons pour reconquérir la liberté d’expression. Luttons pour la transition démocratique. Ces gens-là appartiennent au passé et nous allons prendre ce pouvoir », a-t-il assuré. Damana Pickass, vice-président de l’ex Fpi-GOR, s’est voulu plus clair sur la question.

« (…) C’est antidémocratique que Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié quittent la scène politique. Qui, dans un pays, a l’autorité de décréter le renouvellement des générations ? Aucun citoyen, fut-il président de la République, ne peut décréter le changement de génération. C’est le peuple souverain qui peut décréter le changement de génération, à travers le vote qu’il porte aux différents candidats. Dans ce pays, il n’y a aucune guerre de générations et on n’a empêché aucun jeune de se présenter aux élections présidentielles. (…) Le changement de génération en Côte d’Ivoire est un problème si important pour la France ? Ce sont des choses que nous n’allons pas accepter. On ne change pas une Constitution comme on change une loi. C’est vous-mêmes qui avez modifié la Constitution », a-t-il pesté.

Laurent Gbagbo était représenté par Bamba Massani, vice-présidente également de l’ex Fpi-GOR. Elle a appelé les jeunes à tourner définitivement la page Fpi. « Le président Laurent Gbagbo a annoncé la création d’un nouveau parti. Ce parti va être le départ d’une nouvelle conquête. On n’est plus Fpi. Nous sommes tous des ex Fpi et nous tombons dans le domaine public. Le président Gbagbo compte sur la base et sur la jeunesse », a-t-elle exhorté. Par une motion de soutien, l’Assemblée générale des jeunes proches de Gbagbo a pris l’engagement d’adhérer au parti en gestion.
 
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