
Zié Konaté attaque encore Lobognon : ‘’Son background n’est pas plus imposant que ceux qui sont autour de Soro’’
Est-ce que la condamnation à vie prononcée le 23 juin par le tribunal du Plateau ne signe pas l'arrêt de mort définitif de votre leader, Guillaume Soro ? Pensez-vous qu'il a des chances de rebondir en dehors d'un geste du président Ouattara ?
Ce que les Ivoiriens et plus particulièrement les militants de GPS doivent savoir, c’est que nous avons eu affaire à une parodie de procès. C’était tout, sauf un procès équitable. Nous avons eu affaire à un procès politique. C’était un procès du plus fort contre le plus faible. Pour dire les choses autrement, c’était le procès des tenants du pouvoir contre un opposant qu’ils craignent et qu’ils veulent par conséquent voir couler. Dans leur démarche, il faut donc trouver des arguments pour l’éliminer politiquement. Mais, dans l’histoire, montrez-moi un seul exemple d’homme politique condamné à vie dans les mêmes conditions et dont les effets de la condamnation ont tenu pendant longtemps.
Ça n’existe pas ! Je n’irai pas chercher loin les exemples. Je prendrai juste le cas d’Alassane Ouattara lui-même. Il a fait l’objet de poursuites judiciaires, des mandats d’arrêt ont été délivrés à son encontre. Pourtant, cela ne l’a pas empêché d’être aujourd’hui chef de l’Etat. Il y a aussi le cas du président guinée Alpha Condé, qui a été condamné presque dans les mêmes circonstances par ses adversaires qui le craignaient terriblement et qui se refusaient à l’affronter dans une élection. Donc pour nous, ce procès n’est que le recours à la force.
Et pourtant, en politique, le recours à la force est souvent synonyme de faiblesse et de la couardise. Car, quand on n’a pas peur d’un adversaire politique, on ne le condamne pas comme cela a été fait ici. C’est plutôt aux urnes qu’on a recours, pour le battre. Pour répondre à votre question, je dirais donc que cette condamnation ne saurait mettre un terme à la carrière politique de Guillaume Soro. Au contraire, cela nous donne du courage, en ce sens que cela nous indique qu’il y a encore des obstacles à surmonter. Et, avec l’aide de Dieu, nous allons les surmonter. Celui qui a commandité cette condamnation à vie n’est pas Dieu ; il ne vivra pas éternellement. C’est un procès nul aussi bien dans le fond que dans la forme.
Que répondez-vous à ceux qui pensent que ce sont les extrémistes de son camp qui ont conduit Guillaume Soro dans cette impasse dans laquelle il se retrouve depuis sa rupture avec Ouattara ?
Chacun est libre d’apprécier la situation comme il le veut. On peut suggérer quelque chose à quelqu’un mais, il est difficile de lui dicter sa mise en œuvre. Nous, nous sommes des hommes de conviction. Nous nous sommes retrouvés avec Guillaume Soro ; c’est lui notre leader, c’est le meilleur de notre groupe. C’est lui que nous trouvons apte pour gouverner la Côte d’Ivoire, pour apporter la démocratie et le développement dans le pays. Dans ce pro jet, aucun d’entre nous n’a la capacité de lui imposer quoi que ce soit.
La mise sur pied de GPS procède d’une vision commune qui prend en compte les aspirations des populations, des Ivoiriens. C’est dans ce sens là que nous évoluons. Si certains pensent que c’est leur volonté qui doit primer sur celle du groupe, nous disons non. Et si c’est pour cela qu’ils nous prennent pour des extrémistes, ils sont libres de porter le jugement qu’ils veulent. En vérité, nous n’avons fait que rester fidèle à notre projet de création de GPS, un mouvement construit autour d’un projet de bonne gouvernance, de gestion démocratique, de pro motion de la justice et qui prend en compte un plan cohérent de développement de notre pays.
Dans cette perspective, nous avons une ligne de conduite que nous nous efforçons de respecter, quel que soit le prix à payer. Être dans une telle posture n’a rien à voir avec l’extrémisme. Nous sommes simplement restés fidèles à la ligne de conduite que nous nous sommes fixés. C’est dommage que des gens nous accusent d’être des extrémistes, des va-t’en guerre ou des tenants de l’aile dure. Non, notre posture n’a rien à voir avec cette description. Il y a que nous nous sommes donnés un leader et restons fidèles à la ligne que nous avons librement tracée.
A sa sortie de prison, Alain Lobognon, fidèle parmi les fidèles de Guillaume Soro a annoncé vouloir ré concilier son compagnon et le chef de l'Etat. Pour quoi désapprouvez-vous la démarche de l'ancien ministre des Sports ?
Dès le début, j’ai qualifié la démarche d’Alain Lobognon de solitaire. A GPS, avant d’entreprendre la moindre action, la moindre initiative, on se concerte, on se parle. Quelqu’un peut avoir une idée qui peut s’avérer bonne ou mauvaise. Mais, le grand mérite de celui qui émet une idée, vient du fait qu’il la soumette à l’appréciation du groupe afin que nous en débattions et puissions arrêter une démarche commune. C’est cela que nous reprochons à Alain Lobognon. Nous ne critiquons pas Alain Lobognon juste parce qu’il souhaite qu’il y ait un rapprochement entre Alassane Ouattara qu’il appelle président, et Guillaume Soro.
La critique que je formule n'est pas à ce niveau. Ma préoccupation réside plutôt dans la démarche empruntée par Alain Lobognon et qui frise le mépris. Voyez-vous, Alain Lobognon pense souvent que parce qu’il a été ministre, il n’a plus besoin de prendre les avis des autres ou qu’il est le plus intelligent parmi nous. Avant d’aller plus loin, je réfute même l’idée qu’il est le plus fidèle des compagnons de Guillaume Soro. Il a sans doute eu la chance d’être l’un des plus proches de Guillaume Soro à avoir été nommé ministre. Sinon, son background n’est pas plus imposant que tous ceux qui sont autour de Guillaume Soro.
Ce que nous demandons à Alain Lobognon, c’est simple ment de respecter Guillaume Soro et ses autres compagnons que nous sommes. Quelle que soit l’idée, il faut la partager avec les autres, la soumettre à leur appréciation. Une action qui engage tout le monde, elle peut être bonne même si elle est décidée seule. Mais, elle peut être dangereuse quand elle est décidée par une seule personne. Car, si la démarche capote, elle engage des gens qui n’au raient pas donné leur consentement au préalable. Je ne crois pas que c’est cela faire de la politique. Une telle démarche est aux antipodes de la démocratie.
Or à GPS, nous faisons de la démocratie notre crédo. Nous donnons la parole aux uns et aux autres ; nous avons des mouvements de soutien, nous avons des militants et des responsables à tous les niveaux. Je pense que l’idée d’une rencontre entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara mérite d’être amplement discutée entre nous, de sorte que la proposition qui va en sortir soit frappée du sceau populaire et revête un caractère impersonnel. Le plus important, ce n’est pas de se demander qui est le porteur de l’idée. Ce qui est important, c’est ce que nous gagnons dans la démarche. Tout ça, c’est en ce qui concerne la forme.
Mais, dans le fond, cette démarche me pose également problème. Alain Lobognon évoque l’idée d’une réconciliation avec Alassane Ouattara. Nous, cadres et militants de GPS, sommes-nous en conflit avec le chef de l’Etat ? Non ! C’est plutôt Ouattara qui a un problème avec nous. C’est Alassane Ouattara qui pense que Guillaume Soro ne devrait pas se présenter à une élection présidentielle en Côte d’Ivoire, et il refuse de dire aux Ivoiriens les raisons. Il pense qu’en dehors du Rhdp qu’il considère comme sa propriété, nous n’avons pas le droit d’avoir un parti poli tique ou un mouvement. C’est lui qui pense que nous devons rester à sa disposition et qu’il doit faire de nous ce qu’il veut.
C’est Ouattara qui pense que dans ce pays, personne n’a le droit d’émettre une idée contraire à la sienne. C’est encore lui qui est en déphasage avec la Constitution ; il se permet de jeter les députés en prison comme bon lui semble… Au-delà même de la personne de Guillaume Soro, Alassane Ouattara devrait se réconcilier avec les institutions. Car, même si la réconciliation est faite avec Guillaume Soro, sans qu’il n’ait changé de comportement, il aura toujours les Ivoiriens sur son dos. En ce qui nous concerne, nous nous voyons mal en train de demander à Guillaume Soro d’aller se réconcilier avec Alassane Ouattara alors même que les problèmes ne sont pas réglés.
Je pense que ce serait une réconciliation inutile. Sans doute que nous comprendrons mieux sa démarche quand Alain Lobognon nous aura expliqué ce qu’il entend par réconciliation entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro. Je n’en dirai pas plus parce que je trouve improductif le débat qui a lieu autour de cette affaire et qui donne le sentiment que nous sommes profondément divisés. Non, pas du tout ! En réalité, c’est tellement gros que certains se disent : ‘’laissons-le mener son affaire pour voir jusqu’où il ira avec ça’’.
Pour finir, je voudrais rappeler à Alain Lobognon qu’avant lui, d’autres membres-fondateurs de GPS ont essayé sans succès cette démarche. Je pourrais citer entre autres Méité Sindou, Célestine Olibé Trazéré, Soro Kani gui. D’autres personnes ont également essayé mais cela n’a pas marché. Sa démarche n’est donc pas nouvelle et est vouée à l’échec. Sauf si Ouattara lui a donné des garanties. C’est d’ailleurs pour cela que je trouve nécessaire que nous discutions autour de son idée. Si nous nous retrouvons pour parler, il pourrait alors nous dire sur quoi il compte pour engager un tel débat.
En dehors de toute discussion, nous ne pourrions pas mieux cerner son idée et dans ses conditions-là, nous ne pourrions pas lui accorder notre bénédiction. Ceci dit, Guillaume Soro est un leader politique très averti. Au cas où il devrait s’engager sur un quelconque sentier, il trouverait les voies et moyens de nous tenir informés. Car en plus, nous sommes conscients qu’il faut avoir de la compassion pour les Ivoiriens qui ont perdu la vie dans cette affaire. Après toutes ces meurtris sures, on ne peut pas courir pour aller sceller une réconciliation avec Ouattara simplement au prétexte qu’il est le plus fort. Il est peut-être le plus fort actuellement mais, il ne le sera pas éternellement.
Croyez-vous qu'il va lâcher lui aussi l'ancien président de l'Assemblée nationale ?
Nous l’avons toujours dit et nous continuons de le dire : la porte de GPS reste ouverte 24 h / 24 ; de sorte que celui qui veut nous rejoindre le fasse le plus librement possible et que, dans le même temps et dans les mêmes conditions, ceux qui veulent partir, puissent s’en aller. La seule chose qu’on se garde alors de faire, pour ceux qui veulent s’en aller, c’est de demander aux autres de suivre le mouvement du départ. Quand on vient à GPS, c’est pour se faire valoir en défendant ses idées. C’est une ligne de conduite qu’on s’est fixée et personne n’a le droit de s’en écarter.
Celui sort de ce cadre, mènera une aventure solitaire. Si Alain Lobognon estime qu’il doit partir parce que la majorité aurait désapprouvé sa démarche, ce serait à lui de voir parce que nous sommes en démocratie. On ne force personne à rester à GPS. La preuve, certains sont partis mais GPS continue d’exister. D’autres partiront certainement encore mais, GPS continuera d’exister, avec ceux qui garderont foi dans les idéaux du mouvement et en Guillaume Soro. En plus, ne perdons pas de vue que les départs des partis politiques, ce n’est pas en soi un phénomène nouveau. Cela existe depuis la nuit des temps.
Dans l’opposition, pour un oui ou un non, untel s’en va. Certains se rendent compte que leur calcul d’intérêt ne tombe pas juste, ils s’en vont également et ils reviennent dès qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont pas bien traités dans l’endroit vers lequel ils ont migré. Pour l’heure, nous autres avons décidé de rester fidèles à notre GPS qu’on a mis en place. Personne ne peut le faire disparaître. Même pas Alassane Ouattara. C’est seulement dans leur esprit que GPS est dissous. Pour nous, notre mouvement vit et vivra pour longtemps encore. Car, il s’agit d’un esprit, d’une vision.
Une éventuelle rupture entre les deux hommes n'affaiblirait-elle pas un Guillaume Soro déjà si esseulé ?
Guillaume Soro n’est pas esseulé. Pourquoi pensez-vous que la vie d’un acteur politique ne tient qu’en la présence à ses côtés de quelques individus seulement ? Ne perdez pas de vue que la mort a emporté plusieurs collaborateurs de Guillaume Soro. Pourtant, il continue de rester le leader charismatique qu’il a toujours été. On ne peut rien contre la volonté de Dieu.
Si Dieu dit que la plupart des collaborateurs qui sont avec Guillaume Soro ne feront pas chemin avec jusqu’au bout de la lutte, c’est ce qui adviendrait. Mais, il n’existe pas de leader, surtout sur le plan politique, qui soit esseulé. Et, laissez-moi vous dire que c’est juste ment parce que les gens sont conscients que Guillaume Soro n’est pas seul, qu’ils le combattent. S’il était vraiment seul, le Rhdp et Ouattara n’allaient pas s’acharner sur lui comme ils le font en ce moment.
Ouattara a peur de Guillaume Soro car il sait que s’il le laisse compétir dans une élection transparente, démocratique, il gagnera. Alassane Ouattara donne le sentiment qu’il est fort et populaire, parce qu’il a les institutions avec lui. Guillaume Soro n’est pas esseulé. Vous n’avez qu’à faire des sondages pour vous en rendre compte. Et sa cote de popularité grimpe davantage toutes les fois que le Rhdp s’avise à lui créer des ennuis. Guillaume Soro n’est pas seul et il ne le sera jamais.
Avant Alain Lobognon, l'ex-chef de l'Etat Henri Konan Bédié avait interpellé Alassane Ouattara sur la nécessité d'œuvrer à la décrispation du climat socio-politique. Pensez-vous que le président du Pdci peut remettre en selle votre leader ?
Alors qu’il était encore au cœur du régime au pouvoir dont il était le numéro 2, Guillaume Soro a été la première personnalité à demander publiquement pardon aux Ivoiriens, pour le tort qu’il leur a causé. Je mets quiconque au défi de sortir une déclaration d’une autre personnalité allant dans ce sens et délivré avant celle de Guillaume Soro. Non seulement il a été le premier à demander pardon et à promouvoir la réconciliation mais en plus, il a demandé que cette réconciliation soit inclusive.
Dès lors, je considère que le président Bédié ne fait que lui emboîter le pas. Il est aujourd’hui le plus sage de la classe politique ivoirienne ; de nombreux Ivoiriens se reconnaissent en lui comme étant un père. Son discours est apaisant. A son âge, il ne peut pas être dans une posture de belligérance ou tenir des propos belligérants. C’est pourquoi je salue son initiative. Malheureusement, j’ai le sentiment qu’il s’adresse à quelqu’un qui ne veut pas entendre un tel dis cours.
Par conséquent, j’ai bien peur que le message du président Bédié tombe dans des oreilles de sourds. Quoi de plus normal que de créer un climat apaisé dans le pays, un climat de dialogue, pour se parler franchement pour faire avancer le pays ? Malheureusement, je constate que Ouattara ne veut pas de cela. Prions Dieu que le discours du président Bédié fasse des émules, pour permettre à ces nombreux Ivoiriens qui ont été contraints de fuir leur pays, de le regagner. Il est vrai qu’on parle plus de Guillaume Soro mais, il n’est pas le seul à être victime de cette situation. Sans oublier ceux qui sont en prison.
Comment analysez-vous le retour au pays de l'ancien président de la République, Laurent Gbagbo ?
Le retour du président Laurent Gbagbo au pays est une action qu’il faut saluer. Mais, il est bon de relever que ce n’est pas par le bon vouloir d’Alassane Ouattara que le président Gbagbo a regagné le pays, car lui et ses parti sans ont tout tenté pour empêcher ce retour. C’est parce que la communauté internationale l’a exigé, que le président Gbagbo a pu regagner son pays. C’est pourquoi je voudrais dire au président Ouattara et à ses partisans, que leur salut se trouve dans la réconciliation.
Car en réalité, ils ont peur. Ils sont allés tellement loin dans le mal qu’ils font aux autres, qu’ils se demandent si les autres ne vont pas se venger quand ils ne seront plus au pouvoir. Je voudrais les rassurer et leur dire qu’il n’est pas encore tard. Quand on a violé les libertés publiques et jeté des citoyens en prison, sur la base de fausses accusations, quand on a pris l’habitude d’instrumentaliser la justice… on peut se ressaisir et arrêter tout ça en se disant qu’il faut privilégier le dialogue et la réconciliation. Le retour du président Gbagbo est donc un grand pas vers la réconciliation mais, on est encore bien loin de la fin parce qu’il y a encore des milliers d’Ivoiriens qui attendent des gestes d’apaisement plus rassurants avant de rentrer.
C’est vrai, le président Gbagbo a pu rentrer au pays. Il a même droit à des agents pour assurer sa sécurité. Mais quel sort sera réservé aux partisans de Laurent Gbagbo qui ont dû fuir le pays à la suite de leur leader ? Pensez-vous que ceux-là sont en mesure de se réjouir du retour du président Laurent Gbagbo comme ils auraient aimé le faire ? C’est cela la vraie problématique aujourd’hui. Le retour du président Gbagbo est donc un processus qui doit aller jusqu’à son terme.
Quand on analyse bien le comportement de celui qui tient les rênes du pays, on a l’impression que rien n’est fait pour la réconciliation car les actes qu’il pose ne sont pas sincères. Si ça ne dépendait que de lui, jamais le président Gbagbo ne serait rentré au pays. A défaut de les contraindre à militer au Rhdp, il pense que tout le monde doit se soumettre. Je ne suis pas d’accord avec cette façon de faire la politique et c’est pourquoi je suis opposé à eux. S’ils changent leur manière de voir les choses… Je n’ai aucun problème particulier avec eux ; je n’ai aucun problème particulier avec le président Alassane Ouattara. Si tout le monde rentre et qu’il ne reste que Guillaume Soro et ses proches qui sont contraints à l’exil, les Ivoiriens aviseront.
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