
Côte d’Ivoire : « Aucune victime n’a obtenu gain de cause » (président du Collectif)
Le président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (CVCI) se prononce sur les nouvelles perspectives de la question qui ont subi directement des dommages physiques ou moraux lors de la crise post-électorale de 2010- 2011.
Après le meeting que vous avez animé le lundi de Pâques à Williamsville, quel est l’impact de vos messages auprès des gouvernants ?
Notre activité a eu un impact : le ministre de la Réconciliation nous a reçue. A l’issue de nos échanges, je peux confirmer qu’il y a eu un impact
Le ministère de la Réconciliation nationale était-il à l’origine celui que vous cibliez ?
Je suis allé à cette invitation pour saluer la mémoire d’un grand homme, Hamed Bakayoko. Il a été le seul à recevoir les victimes, les écouter et prendre des engagements fermes dans le but de leur offrir ce que le président de la République leur avait promis, lors de la crise post-électorale. Malheureusement, le sort en a décidé autrement…
Qu’est-ce que c’était cette promesse ?
Le Collectif des victimes de Côte d’Ivoire se bat pour un certain nombre d’actions au profit des personnes devenues vulnérables du fait de la crise. Ce sont des chefs de familles mutilés, paraplégiques, etc. Leur réinsertion est nécessaire. Il y a également les orphelins dont la scolarisation et resocialisation est une obligation de fait. Le Président avait commencé à mener des actions en leur faveur mais les chaînes qui ont pris la relève ont mis ce dossier dans les tiroirs. Les victimes n’auraient pas eu gain de cause jusque-là ?
Aucune victime n’a obtenu gain de cause. Je pars d’un principe clair. Quand on parle d’indemnisation, ce sont les actions que je viens de vous citer. Le président de la République a bel et bien dit lors du lancement du processus d’indemnisation au Palais : ‘’je vais remettre 20 millions de Fcfa aux parents de personnes décédées pour traduire la compassion de l’Etat à leur égard‘’. C’est notamment le ‘’yako‘’, qui est un acte traditionnel dans nos coutumes en Côte d’Ivoire. C’est cet acte traditionnel qui a été en partie mis en œuvre.
L’indemnisation proprement dite n’aurait pas été faite mais elle doit suivre...
Elle devait être faite parce que des moyens financiers ont été dégagés dans ce sens. L’Etat a dégagé 10 milliards Fcfa en 2015, ensuite 10 autres en 2016. Ce qui fait 20milliards Fcfa. Je veux dire que l’indemnisation devrait être faite n’eût été la question de la gouvernance et la gestion déficiente des affaires de l’Etat qui sont passées par là.
Que faut-il comprendre par question de gouvernance?
Après la fin de la crise, le Président Ouattara a lancé des actions d’envergure qui devraient permettre à la Côte d’Ivoire de s’engager résolument dans un état de droit et de justice. Malheureusement le déficit de gouvernance est passé par là et nous sommes retournés à la case départ
Vous êtes donc rassurés après avoir été reçu par le ministre que ce dossier connaitra l’issue que vous souhaitée ?
Tout ce qui a été mis en place, Cdvr, Conariv, Pncs, a été piloté par des membres du gouvernement. Nous sommes plutôt animés par un optimisme raisonné et raisonnable.
Quelle proposition concrète faites-vous pour la gestion efficiente de la question des victimes ?
Notre proposition concrète est qu’on nous mette au centre de ce processus en tant qu’acteur. Je sais, par exemple, qui a besoin de quoi à Duékoué. C’est à moi de dire à l’Etat, telle personne a besoin de ceci ; il faut qu’elle soit resocialisée. C’est nous qui partageons le quotidien et les souffrances des victimes. C’est donc nous qui pouvons orienter les actions de l’Etat. Si nous ne sommes pas acteurs des différents outils de l’Etat, nous ne pourrons pas orienter ses actions.
Quelle serait la meilleure formule : une structure neutre composée d’associations de victimes, ou une personne ressource seule pour conduire ce dossier ?
Le choix d’un ministre de la réconciliation nationale, M. Kouadio Konan Bertin. Mais en plus de lui, il faut qu’il y ait l’organisation de défense des droits des victimes qui puisse orienter ses actions. Lorsqu’il propose, il faut qu’il y ait une réaction : discussion avant exécution. Si l’exécutant étatique rédige un rapport qu’il remet à l’ordonnateur commis par le président de la République, il faut aussi que le représentant de la structure en charge de la défense des droits des victimes puisse faire un rapport alternatif. Il faut que les rapports concordent. Maintenant, s’il y a une différence, les deux acteurs doivent être reçus au même titre.
La notion de victime n’est-elle pas trop abstraite et vaste ?
Est victime toute personnemorale et physique ayant subi des actes graves d’atteinte aux droits de l’homme, pendant la crise post-électorale de 2010. Mais à ce titre, il y a des degrés. On entend souvent des Ivoiriens dire on a été tous victimes. Je ne peux pas rejeter cela parce que derrière une victime, il y a une famille, des communautés ethniques, des communautés religieuses, etc. Il existe donc des victimes par effets collatéraux. Mais on ne peut pas comparer un amputé à un médecin qui a subi un traumatisme parce que des gens ont tiré à l’arme dans son service. Il appartient donc à l’Etat de cibler les victimes par degré.
Combien de victimes compte la Côte d’Ivoire pour lesquelles votre organisation est engagée ?
Dans le Collectif des victimes de Côte d’Ivoire, il y a 16 000 mille adhérents. Mais s’il y a 3 adhérents à Daoukro, je ne peux pas exclure les autres par exemple. Mes actions doivent bénéficier à toutes les victimes. C’est pourquoi je convoque toujours toutes les victimes parce que c’est en fonction de leurs attentes que j’agis auprès des structures étatiques.
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