
Siandou Fofana : "Je considère que l’échec est une étape qu'il faut franchir"
Question pour le moins embarrassante pour la plupart des ministres et des cumulards. Certains la fuient même et refusent les interviews. Un pied dans l’exécutif, un pied dans le législatif. La séparation des pouvoirs entre parenthèses. Juge et partie sur les textes de loi à l’Assemblée nationale. Le ministre du Tourisme, Fofana Siandou, candidat aux législatives du 6 mars 2021 à Port-Bouët, au Sud d’Abidjan, joue le jeu, se dévoile et dit pourquoi, les ministres courent...
Monsieur le ministre, vous êtes candidat aux législatives du 6 mars 2021 à Port-Bouët. Pourquoi, quand on est ministre, on veut être député? Siandou Fofana: Quand on est ministre, on veut être député parce que nous sommes en face d’une équation qui permet de faire la rétrospective.
Le Président de la République et sa volonté d’unir davantage les Ivoiriens autour d’un projet qui va installer notre pays durablement dans la paix et dans le développement, a un temps soit peu réfléchi a un projet politique qui est le RHDP. Le RHDP est un creuset, dans lequel nous sommes tous. Nous qui nous identifions à Houphouët-Boigny, nous qui avons vécu dans cette philosophie, les partis qui sont sortis du PDCI en dernier ressort.
Tous, avons pensé qu’il était important de nous unir autour de nos leaders et surtout, autour du Président Alassane Ouattara. Sur cette dernière décennie, il a essayé de porter des projets. Dont le plus récent, dénommé « La Côte d’Ivoire solidaire » est un projet très ambitieux avec cinq piliers dont le dernier fait appel à ce que l’on a de mieux à servir à l’humanité au point de mettre l’homme au cœur de toutes nos préoccupations.
Et ce projet ne peut être mis en œuvre que si nous avons une majorité au niveau du Parlement ivoirien, pour faire passer tous les projets de loi, les propositions de loi émanant de l’Assemblée nationale. Ce faisant, nous les ministres pensons, pendant toutes ces années, avoir porté l’action. Et ceci a fait que bien des actions cristallisées autour de nous, nous donnent une certaine légitimité.
Surtout, qu'en portant les candidatures dans les différentes régions, peut conférer à nos listes une longueur d’avance, avec une position prépondérante. Cette stratégie, en ce qui nous concerne, a été pensée en totale liberté, pour aider notre parti et le Président de la République à se doter d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale.
Vous êtes donc dans un test de légitimité, en sachant à l’avance que si vous êtes élu, vous ne siégerez pas...
S.F: Vous savez que dans les dispositions qui ont été retenues pendant cette décennie, le président a procédé à plusieurs réajustements organiques et fonctionnels. Au point que, dans la réforme à laquelle l’on a assisté, c’est un ticket. Nous partons avec des suppléants, que nous choisissons en âme et conscience, dans le but de pouvoir leur céder le fauteuil de député quand il le faut, étant entendu que nous sommes du même bord et avons une entente parfaite et la capacité de travailler en bonne intelligence, pour que des initiatives émanant des propositions de loi fassent l’objet de discussions entre nous avant d’arriver sur la table de l’Assemblée Nationale. Les projets de loi étant de l’initiative du gouvernement, il va sans dire qu'il sera plus aisé pour nous d’avoir à faire passer ces projets de loi, si nous sommes reconduits à nos postes au gouvernement, après ces législatives.
Monsieur le ministre, Port-Bouët. Quel est votre rapport avec Port-Bouët? Pourquoi décidez-vous d’être député à Port-Bouët?
S.F: Ceux qui me connaissent savent que je suis très attaché à ma terre, à mes origines. Natif de la région de l’Est du pays, j’ai grandi dans cette région. Souventes fois, dans notre tendre enfance, nous prenions un malin plaisir à visiter nos grand-parents, à vivre à leurs côtés. De ce fait, j’étais beaucoup attaché à mes terres et je le suis encore. Seulement, il faut savoir que Mme Aka Anghui a fait toute sa carrière politique à Port-Bouët. Sentant sa fin approcher, elle m’a fait appel à l’effet de reprendre le flambeau.
Évidemment, nous avons été nourris et formés par ces personnes emblématiques à l’intérieur de la formation politique à laquelle nous appartenions. C’est naturellement que Mme Aka Anghui a bien voulu me passer le flambeau pendant qu’elle vivait encore pour que je sois le premier responsable du PDCI à Port-Bouët, quand, au niveau national, j’étais en charge de la vie, du développement et de l’innovation du PDCI.
Vous savez, dans ma culture, quand une personne n’est plus de ce monde et que vous avez des engagements envers elle, ça devient une mission sacerdotale que vous portez. De ce point de vue, je me suis engagé à faire triompher sa lutte et à respecter les termes de nos échanges.
Monsieur le ministre, Port-Bouët, c’est aussi 2018. La bataille des municipales que vous avez perdue...
S.F: En 2018, vous devez savoir que cette bataille avait une autre saveur, au regard de mes accointances et affiliations avec le président Henri Konan Bédié, Président du PDCI-RDA. Au regard de ma trop grande proximité et du rôle éminemment important que je jouais dans l’appareil du parti, à partir du moment où vous coupez le cordon ombilical, vous vous affranchissez du père.Je savais que cela comporterait un pan entier de frustrations, d’écueils, avec moultes interprétations. Qu’est-ce que je n’ai pas entendu! « Il a trahi, il a abusé de Bédié. ». Depuis que je suis parti, c’est la première fois que je m’autorise publiquement à parler de mes rapports avec lui. Je n’ai trahi personne. Je n’ai pas l’âme de la trahison.
En 2018, l’élection s’est déroulée dans les conditions que je viens de décrire. Ils ont utilisé des moyens illégaux pour arracher une certaine victoire, on ne va pas revenir sur ce débat mais j’en ai tiré beaucoup de leçons. Vous savez, dans la vie, il faut vivre certaines expériences. Je considère que l’échec est une étape qu’il faut franchir pour arriver à la réussite. Croyez-moi, pendant deux ans et demi, nous avons travaillé pour préparer les prochaines joutes électorales. Partir de 300 comités de base quand j’avais le PDCI, nous en sommes aujourd’hui à 2000 comités avec chacun, 25 membres.
Je gère aujourd’hui un parti, le RHDP qui compte 50.000 électeurs captifs qui ont pris fait et cause pour le parti. Ce n’est pas étonnant non plus, de constater que lors de l’enrôlement, nos adversaires avaient abdiqué quand nous avons pris soin d’encadrer la jeunesse pour que de nouveaux majeurs s’inscrivent sur les listes. Regardez la population de Port-Bouët: c’est un peu plus de 500 mille habitants. Nous avons 135.000 électeurs. Nous avons eu un peu plus 30.000 personnes nouvellement enrôlées. Nous pouvons réclamer 80.000 électeurs sur 135.000. Je pense que nous pourrons confortablement nous faire élire.
Quelle sera la trame de votre discours pendant la campagne électorale?
S.F: La trame de mon discours repose d’abord sur un rendez-vous d’une communauté de destin avec la nation ivoirienne. Il s’agit d’une représentation nationale qu’il faut doter de personnalités suffisamment expérimentées, qui ont leurs parcours qui militent pour eux. Rien qu’à jeter un regard sur mon parcours professionnel et mon parcours politique, je pense avoir des arguments à faire valoir. Un des arguments à mettre en avant, est le fait que le pouvoir d’Etat s’exerce selon le régime présidentiel.
Et comme tel, le pouvoir, pendant ces cinq (5) années, a été donné au Président Alassane à Ouattara. Étant ses plus proches collaborateurs, il est important pour nous de faire en sorte que nous qui tenons les clés du développement et qui avons une proximité avec le Chef de l’Etat et l’appareil de l’Etat, aient la confiance des populations qui nous donneront les moyens de la mise en œuvre du projet pour lequel, cette population a choisi son Chef de la République.
Fernand Dédeh
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