
Drissa Traoré : « Les crimes de sang reprochés à Simone Gbagbo seront jugés, à la CPI ou ailleurs »
Toute la Côte d’Ivoire l’attend, c’est, dit-on déjà à Abidjan, le « procès du siècle ». Simone Gbagbo et plus de 80 cadres du Front populaire ivoirien vontre être jugés. Reportées sine die, selon une annonce du gouvernement le 22 octobre, les audiences se tiendront à Abidjan. Un véritable examen de passage pour une justice ivoirienne que certains observateurs estiment trop faible pour assurer un procès équitable.
Drissa Traoré, avocat ivoirien et vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), répond aux questions qui se posent au sujet de ces procédures judiciaires.
Jeune Afrique : Le procès de Simone Gbagbo a été reporté sine die. Pensez-vous que la justice ivoirienne est capable de l’organiser ?
Drissa Traoré : Il y a actuellement un problème administratif mais je ne crois pas qu’il y ait encore des tractations pour savoir si les accusés doivent être jugés ou non. La Cour peut décider qu’elle n’est pas en état de juger et, dans ce cas, renvoyer à une autre session, mais si le Parquet général a estimé que les dossiers étaient prêts à être ouverts, je ne vois pas pourquoi elle le ferait.
Avec un procès en Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo a-t-elle échappé à la justice internationale ?
Non. Simone Gbagbo doit être jugée en Côte d’Ivoire pour atteinte à la sûreté de l’État. Ce sont des infractions politiques. Les crimes de sang, eux, répondent de la Cour pénale internationale. L’affaire qui doit s’ouvrir à Abidjan ne pouvait pas être prise en charge par la justice internationale et ne remet pas du tout en cause la recevabilité de la procédure de justice internationale, qui est encore au stade de l’instruction. Nous espérons que, quand la CPI rendra sa décision sur le cas Simone Gbagbo, toutes les parties l’accepteront.
Un procès de Simone Gbagbo à La Haye est donc encore envisageable…
Tout dépend de la décision de la CPI. La Côte d’Ivoire est un état partie et doit coopérer pleinement avec la Cour. S’il s’avère que les procédures menées par les autorités ivoiriennes ne correspondent pas à l’exigence d’un procès juste et équitable, qui respecte les droits de la défense, elle le fera savoir. Mais les crimes de sang reprochés à Simone Gbagbo seront jugés. À la CPI ou en Côte d’Ivoire.
Quelle serait la meilleure solution ?
Dans le principe, la justice ivoirienne a la primauté sur la CPI. Mais il appartient à la Côte d’Ivoire de démontrer que les procédures qui sont menées chez elle sont sérieuses et comprennent les garanties nécessaires aux droits de Simone Gbagbo. Dans le cas contraire, il faudra que le pouvoir ivoirien coopère avec la CPI.
Source Jeune Afrique
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