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A 2 mois du Congrès du FPI Affi prévient : « Ne pas aller aux élections, c’est signer la mort du parti » «Chacun ira de son côté, si jamais…»



Après Yamoussoukro et Toumodi, l'ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo était dans la soirée du dimanche  dernier, 12 octobre à Dimbokro. La rencontre qui a caractérisé cette étape a été l’occasion pour Affi, dans une salle de l’Ujecodi clairsemée par un manque d’engouement des militants, d’inviter ceux-ci à se rallier à sa cause, celle de participer à la présidentielle de 2015. « Ne pas aller aux élections, c’est signer la mort du parti », a-t-il en effet longuement soutenu, expliquant que la participation aux élections à venir est déterminante pour le Fpi pour rebondir. « Nous pourrons, entre autres, obtenir des tenants du pouvoir, le retour d’exil de nos camarades pour relancer le combat de la liberté là où nous l’avons arrêté », a-t-il essayé de faire comprendre, précisant qu’on ne peut pas négocier en étant braqué. Il a donc dit ne pas comprendre ses camarades de lutte qui ne veulent pas entendre parler de participation aux élections à venir.

Pour lui, il appartiendra au  congrès de décembre prochain de déterminer ce que sera le Fpi. Il a invité les congressistes, qui seront  environ 6000, à le soutenir dans sa cause. Et cela passe par sa réélection en temps que président du parti. « Si jamais nous ne partons pas aux élections, le parti n’aura pas sa raison d’être, et chacun ira de son côté. Ceux qui doivent aller au champ s’en iront, ceux qui veulent s’adonner à d’autres choses, s’y adonneront. Parce qu’en réalité, on crée un parti pour prendre le pouvoir d’Etat », a-t-il soutenu, dénonçant l’action de certains  responsables de base qui font signer une pétition en ce moment pour demander au congrès de confier la présidence du parti au président Laurent Gbagbo, bien qu’il en prison.

Selon Affi, le Fpi a des chances de gagner la présidentielle s’il s’en donne les moyens. Le président actuel, dira-t-il, n’a non seulement pas la confiance de la majorité des Ivoiriens, mais il n’aurait plus la confiance totale de l’extérieur comme par le passé. Les militants présents à cette rencontre ont, dans leur majorité, dit « non » à Affi, soutenant que le plus important en ce moment, c’est de ramener la paix au sein du parti.


Blaise BONSIE


Source Linfodrome



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