
Cdvr / Charles Konan Banny : « J’ai terminé le plan d’action »
Les audiences publiques de victimes et bourreaux d’une décennie de crise en Côte d’Ivoire, qui avaient débuté il y a trois semaines à Abidjan, ont pris fin mardi, a annoncé le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation. Quatre-vingt personnes, "qui sont autant de reflets que possible du musée national des horreurs", auront au total été entendues depuis le 8 septembre, a déclaré Charles Konan Banny, le président de la CDVR, au terme des audiences. Faute de retransmission télévisée et d’une couverture médiatique satisfaisante, les témoignages, malgré leur force, n’ont eu aucun écho et n’ont pas suscité la "catharsis" prévue en Côte d’Ivoire. Ce mardi 30 septembre 2014, un homme défiguré a raconté devant une trentaine de personnes comment des miliciens libériens l’ont forcé à manger sa propre oreille droite en 2006. Une jeune femme et sa mère avaient précédemment raconté leurs viols en 2011 à Abidjan, à la fin de la crise postélectorale. La première enceinte, avait ensuite fait une fausse couche. Sa mère, en larmes, a expliqué avoir été abusée devant ses enfants. «Nous n’avons pas privilégié telle horreur par rapport à une autre, tel perpétrateur, provenant de tel camp, par rapport à un autre, tel lieu ou période d’occurrence », a commenté M. Banny. Les témoignages recueillis par la Cdvr, dont on condamnait a priori le côté partisan, ont incriminé indistinctement des soutiens au précédent régime de Laurent Gbagbo où les hommes ayant porté l’actuel président Alassane Ouattara au pouvoir, a constaté l’AFP. « J’ai terminé le plan d’action que j’avais donné au chef de l’Etat », a justifié Charles Konan Banny, ajoutant que le mandat de la CDVR s’achevait dimanche dernier. « On n’est pas dans la quantité mais dans le symbole de ce qu’il ne faut pas faire », a-t-il observé, interrogé sur le faible nombre de victimes ou bourreaux entendus, quand 63.000 personnes avaient préalablement été auditionnées par la Cdvr. Le dispositif ivoirien s’inspirait du modèle de justice dite "transitionnelle" instaurée en 1995 par Nelson Mandela en Afrique du Sud, qui permit, en partie, d’éviter l’implosion du pays par la catharsis qu’elle engendra. Les victimes de l’apartheid purent pardonner à leurs bourreaux, quand ceux-ci reconnaissaient leurs crimes. Des poursuites judiciaires étaient engagées lorsque les crimes reprochés étaient trop lourds ou que les accusés se présentaient.
KK
Source : AFP
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