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Après son retrait de la Cei : Voici le nouveau combat du Fpi



En visite d’Etat dans la région de l’Iffou, Alassane Ouattara, sans toutefois fermer la porte au retour du Fpi au sein de cette institution, a néanmoins réaffirmé son total soutien à Youssouf Bakayoko, président de la Cei, indiquant que « nous n’allons pas le changer ». « Le malheur que nous avons connu n’est pas venu de Youssouf Bakayoko et je tiens à le dire parce qu’il est temps qu’on arrête d’intoxiquer les populations (…) Quand le PDCI a proposé Youssouf Bakayoko, je l’ai accepté avec les yeux fermés (…) J’en appelle à mes frères du FPI. Qu’ils comprennent que Youssouf Bakayoko est là pour conduire ce processus. Il ne changera pas, nous n’allons pas le changer. Je leur demande de revenir à beaucoup plus de raison, de laisser calmer leurs émotions pour revenir à la Commission électorale indépendante parce que je ne souhaite pas, pour ma part, que la Commission travaille sans une partie de l’opinion même si elle est infime (…) Je voudrais que ce soit clair et que les gens ne prennent pas ça pour une blague. Cette Commission fera son travail », s’était exprimé le chef de l’Etat, les traits tirés.

La probabilité d’un rétropédalage, de la part du gouvernement, après la mise en place de la Cei, semble très mince, pour ne pas dire quasi nulle. Dans le camp du Fpi, on se prépare à de nouveaux combats, voire, de nouveaux challenges. La libération de Laurent Gbagbo et la réorganisation du parti. C’est dans ce sens que le samedi 20 septembre 2014, Mme Ago Marthe, vice-président du parti, en charge des actions de libération de Laurent Gbagbo sera officiellement investie.

Firmin Krekré, Mme Odette Lorougnon et Amoakon Ettien ont la responsabilité de cette cérémonie qui vise, par ailleurs, à réarmer moralement les militants aujourd’hui désappointés. «  La Cei ne nous pose pas problème. Pour nous, le débat est clos. Cette affaire est derrière nous. Nous sommes sortis parce que notre présence dans cette instance équivaudrait à reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara sur Laurent Gbagbo », nous a confié un cadre de la direction du parti. Il reste néanmoins que le Fpi a une dernière carte à abattre. Le parti de Laurent Gbagbo ne veut pas rester un spectateur passif de l’activité politique en Côte d’Ivoire. Selon un autre cadre, membre du secrétariat général du parti, le parti tient toujours à occuper un poste de vice-président «  chargé des listes électorales et des opérations électorales ».

Par une « guérilla » politique et diplomatique, mais aussi des actions d’éclats, le Fpi entend obtenir d’Alassane Ouattara, un décret, ou une ordonnance. Une requête qui a une chance sur cent d’aboutir… « Je souhaite que tout le monde soit dans la CEI. J’ai indiqué au président Hollande que la Côte d’Ivoire est maintenant une démocratie. Parlez aux opposants puisqu’ils se disent socialistes. Parce que dans une démocratie, il n’existe pas de Commission électorale. Je n’ai plus besoin de Commission électorale. La Commission électorale est créée dans les pays en crise, les pays où il est nécessaire de mettre tout le monde ensemble (...)», avait indiqué le chef de l’Etat à Daoukro, alors qu’il accordait une audience publique aux cadres de la région de l’Iffou où il a entamé, dimanche 14 septembre 2014, une visite d’Etat de quatre jours.

Armand B. DEPEYLA


Source Soir info



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