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A trois ans de l’émergence, le secteur Investissement stagne…



Suite à des réformes initiées depuis 2013 (57 au total),  l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire s’est sensiblement amélioré. Même si le pays a gagné depuis 35 places au classement mondial Doing Business en matière de facilité  des affaires, la Côte d’Ivoire peine à faire un pas de plus comme le confirme le rapport de cette structure. Elle a même perdu la première place qu’elle occupait encore l’an dernier dans l’espace UEMOA et l’OHADA.

50 entreprises créées par jour

Pour y remédier, ce sont 62 réformes qui sont prévues pour la période 2017-2019 dont 22 concernent l’informatique. L’objectif, selon Essis Emmanuel, est d’aboutir à une plus grande dématérialisation des procédures afin de gagner en célérité et donc en compétitivité au plan international.

Un volet qui se porte bien mieux, celui de la création d’entreprises. Le nombre moyen de sociétés créées par jour en Côte d’Ivoire est passé de 39 à 50. Avec comme domaines de prédilection  la prestation de services (46%), le commerce (30%) et les BTP (13%). La forme juridique la plus souvent choisie : la SARL.

Le CEPICI auprès de 10 start-ups

Pour ce qui est de l’accompagnement des start-ups et de la promotion de l’entrepreneuriat, le bilan est lui aussi positif. Dix start-ups lauréates du dernier concours organisé par le CEPICI ont bénéficié de l’accompagnement de la structure. Au bout de trois années d’encadrement, sept de ses jeunes sociétés sont en activité commerciale avec un chiffre d’affaires cumulé de plus d’un milliard en 2016 contre 471 340 000FCFA, un an plus tôt. Grâce à ces entreprises légalement constituées, ce sont en tout, 244 emplois qui ont été créés.

Plus de 6000 emplois générés

En 2016, 225 sociétés ont également été agréées portant ainsi le nombre d’emplois générés à 6 647 (soit une hausse de 2%). Le volume des investissements s’est lui aussi vu augmenter passant de 670 à 672 milliards de FCFA. Une hausse due essentiellement à un accroissement des investissements directs étrangers dont 53% sont africains et 30% européens. Les investissements directs nationaux, qui eux se concentrent à Abidjan, sont en baisse.

Une tendance que compte inverser le CEPICI en s’arrimant aux objectifs du Programme national de développement (PND) 2016-2020.

Défis et perspectives

Ainsi, la structure de promotion des investissements entend-t-elle  mener une action reposant sur 5 points. Il s’agit notamment de l’attraction des investissements étrangers par ciblage des pays en fonction de leurs potentialités, de l’amélioration de l’environnement des affaires par la dématérialisation des procédures administratives et du renforcement du cadre juridique des affaires.

Diaby Lanciné, le directeur du plan et de la lutte contre la pauvreté, présent à la conférence de presse, a quant à lui, assuré de l’accroissement de l’investissement public. Le programme des investissements publics 2018-2020 a d’ailleurs été lancé le 19 janvier dernier à Abidjan.



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