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RDC: Regain d'insécurité dans le parc des Virunga

Human Rights International, une Ong d'envergure internationale, a directement chargé la firme britannique Soco International dans les attaques répétées dans le parc national des Virunga. Selon HRW, l'activité pétrolière que se propose d'entreprendre Soco serait à la base du regain d'insécurité dans le plus vieux parc de l'Afrique.

L'ONG internationale Human Rights Watch a exigé, dans un rapport rendu public hier mercredi, que des enquêtes soient menées sur les attaques ayant récemment ciblé des opposants à un projet d'exploration pétrolière mené dans la concession du parc national des Virunga, l'un de plus anciens en Afrique. Ce qui met directement en cause l'entreprise britannique, Soco internationale, qui ambitionne d'exploiter le pétrole dans cette aire protégée.

Selon l'ONG américaine, « les autorités congolaises devraient mener des enquêtes approfondies et impartiales sur les menaces et les violences à l'encontre des gardes du parc (...) et des activistes locaux militant pour la défense de la nature », indique dans un rapport l'organisation américaine de défense des droits de l'homme.

La malédiction du pétrole

« L'attaque à l'encontre du directeur du parc national rappelle de façon douloureuse et choquante que les personnes qui travaillent à la protection du parc le plus ancien d'Afrique - son habitat, sa faune et ses communautés locales - le font au prix de risques énormes. Les autorités congolaises doivent faire en sorte que les responsables de cette attaque et d'autres soient arrêtés et poursuivis en justice », a indiqué HRW. HRW est d'avis que « le gouvernement devrait examiner si les incidents sont liés aux projets concernant l'éventuelle exploration pétrolière à l'intérieur et à proximité du parc des Virunga par SOCO International, une compagnie pétrolière britannique opérant dans l'est de la RD Congo ».

Dans son rapport, HRW note que « plusieurs gardes de parc et activistes ont été détenus de façon arbitraire par les autorités, et menacés ou agressés par des personnes non identifiées après avoir critiqué des projets d'exploration pétrolière dans le parc des Virunga, patrimoine mondial de l'UNESCO qui abrite un grand nombre des derniers gorilles de montagnes. Le 15 avril 2014, des hommes armés ont tiré sur le directeur du parc, Emmanuel de Mérode, un ressortissant belge, et l'ont gravement blessé. Des représentants de la justice militaire et de la police congolaises ont ouvert une enquête sur l'attaque ».

« L'attaque à l'encontre du directeur du parc national rappelle de façon douloureuse et choquante que les personnes qui travaillent à la protection du parc le plus ancien d'Afrique - son habitat, sa faune et ses communautés locales - le font au prix de risques énormes », a déploré Ida Sawyer, chercheuse senior sur la RD Congo à Human Rights Watch. « Les autorités congolaises doivent faire en sorte que les responsables de cette attaque et d'autres soient arrêtés et poursuivis en justice ».

Le procureur fédéral belge devrait également envisager, reprend HRW dans son rapport, « d'ouvrir une enquête sur l'attaque du fait que de Mérode est un ressortissant belge. Les autorités judiciaires belges et congolaises pourraient travailler ensemble afin de renforcer l'enquête ».

 

 

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