
Kôrô Abou fustige le comportement des humoristes: "Ils aiment l’argent, plus que le travail"
Tu es en plein tournage de ta série ‘’Cour commune’’. Quelle est l’ambiance ?
- C’est dans une belle ambiance que le tournage se fait, avec tous les acteurs de notre centre de formation. Et cela me réjouit.
• Qu’est-ce qui t’a inspiré pour créer une telle série-télé ?
- Je ne voulais pas faire comme les autres. Avec les histoires d’amours ou de fiction. C’est pourquoi, j’ai opté pour la critique des faits de société. La série ‘’Cour commune’’ passe en revue toute l’actualité, sans tabou. Que cela soit un évènement heureux ou triste, on parle de tous les sujets. C’est moi, qui écris le synopsis avec les différents scénarios et les personnes qui vont incarner les rôles.
• Comment s’est fait le casting de cette série ?
- Il n’y a pas de casting à faire, en dehors des acteurs de mon centre nommé ‘’Kôrô formation’’. Cette école compte près de 60 élèves, c’est là qu’on recrute tous ceux qui jouent dans la série ‘’Cour commune‘’. Les humoristes, Enk 2k, Mala Adamo, Kaboré l’intellectuel …sont issus également de ce centre.
• Le tournage se fait dans ton quartier à Treichville. Y a-t-il une explication ?
- On ne triche pas dans nos tournages. Tout se fait dans un décor naturel. La population y participe dans une bonne ambiance et cela ne gêne personne. C’est dans mon quartier à Treichville Avenue 4, rue 19, qui a été baptisée ‘’Avenue vieux Brouheima’’.
• Es-tu satisfait de ta série-télé ?
- Oui, je suis plus que satisfait. Certes, je ne suis pas encore millionnaire avec ‘’Cour commune’’. Mais, j’ai le moral pour continuer. Avec des retours qui sont bons. Et ça me galvanise davantage ainsi que l’équipe de réalisation à relever d’autres défis. Parce que la direction de RTI2 nous a confié que ’’Cour commune’’ est classée en tête de toutes les séries qui sont diffusées actuellement sur cette chaîne. Ma série est programmée tous les samedis à partir de 20h sur RTI2. Une heure à laquelle, le journal télévisé est diffusé sur RTI1 et c’est un journal où il se déroule également plusieurs évènements. Donc, si j’ai pu m’imposer, c’est une satisfaction. Je rends gloire à Dieu, qui m’inspire pour écrire les scénarios.
• T’attendais-tu à un tel succès ?
- Pourquoi pas ? Mon école de formation existe depuis 17 ans. Et je ne cesse de former les acteurs. Je croyais en mes ambitions de donner l’opportunité à mes élèves de démontrer leurs connaissances sur les plateaux de tournage. Je peux les rassurer que ce n’est pas seulement la série ‘’Cour commune’’, il y a d’autres projets de films que je suis en train de négocier. Pour leur permettre de s’affirmer dans le monde du cinéma.
• Qui finance ‘’Cour commune’’ ?
- C’est moi qui finance la série ‘’Cour commune‘’. Je suis en co-production avec la RTI qui gère le volet de l’équipe technique.
• Ta série ‘’Cour commune’’ serait réclamée par d’autres chaînes de télévisions…
- Oui, bien sûr, ce n’est pas du bluff. Il y a des télévisions qui veulent diffuser ma série. Certaines m’ont demandé de proposer 52 épisodes d’une autre version. Je suis en train de travailler là-dessus.
• Pourquoi ta tournée aux USA avec tes acteurs a-t-elle été annulée ?
- Le promoteur et moi, avions calé pour une série de spectacles aux USA. Avec l’ensemble des acteurs de ‘’Cour commune’’. Mais au dernier moment, certains acteurs ont été confrontés à des problèmes de documents administratifs. Et le voyage a été annulé. Néanmoins, j’ai effectué tout seul le déplacement pour expliquer au promoteur les motifs qui n’ont pas facilité le départ de mes acteurs. Finalement, le voyage a été reporté à une date ultérieure.
• Et la chanson ?
- Je ne suis pas un chanteur qui veut faire carrière. Seulement, parfois, on me réclame des chansons telles que ‘’clash musical ‘’ de la RTI. Pour mes différentes productions cinématographiques, je préfère utiliser mes propres chansons comme générique ou musique de soutien.
• Tu ne participes plus à ‘’Bonjour’’. Est-ce le fait des démêlés qui tu as eus avec le réalisateur Mamery Diomandé ?
- Je présente d’abord mes excuses aux spectateurs qui m’ont plusieurs fois réclamé aux différents évènements de ‘’Bonjour’’ de la RTI. Depuis 2009 à l’étape de Yamoussoukro, j’ai eu un petit problème avec le réalisateur Mamery Diomandé. Mais cette affaire a été réglée il y a quelque temps. Souvent, dans la cour de la RTI, lorsqu’on se rencontre, lui et moi, on se taquine, on rigole. Mais je souhaite ne plus participer à certaines émissions, y compris ‘’Bonjour’’. Je n’ai pas envie de faire de la concurrence à mes élèves. Dieu m’a donné un nouveau statut de producteur et de réalisateur que je dois assumer.
• Que penses-tu des jeunes humoristes aujourd’hui ?
- Je les félicite chaque fois que j’ai l’occasion de les rencontrer. Mais je déplore le fait qu’ils soient portés sur l’argent. En toute franchise, les jeunes humoristes aiment l’argent, plus que le travail. C’est vrai qu’avec une ou deux blagues, ils empochent 200 à 300 mille par spectacle à Abidjan. Combien de temps, cela va-t-il durer. Par le passé, un spectacle au Palais de la culture refusait du monde. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Parce que les humoristes n’innovent pas, ils viennent raconter les mêmes blagues déjà connues du public. Donc les gens ne sont pas naïfs pour écouter du réchauffé.
• Est-ce qu’il t’arrive de leur faire des reproches ?
- C’est le plus gros problème qui puisse exister dans le show-biz. Lorsque tu fais un reproche à un jeune frère, tu as une toute petite chance de ne pas être traité de jaloux. Et c’est vraiment dommage. Donc, je me contente de conseiller mes élèves Enk 2K, Mala Adamo…
Les autres, je suis obligé de les regarder évoluer.
• Et ta collection de vêtements ‘’Kôrô Abou style’’ ?
- J’ai un emploi du temps chargé, c’est difficile de répondre à toutes les commandes. J’ai mis en stand-by la production de ces tenues vestimentaires. En attendant la reprise de la confection de ces boubous, j’ai confié à une équipe de mon staff, la sortie d’une gamme de Tee-shirts imprimée avec les images de Kôrô Abou.
Par Charly Légende
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