Flash info

Perturbations des examens de permis de conduire: comment le non-paiement des primes bloque les choses sur le terrain



L’examen théorique et pratique du permis de conduire connait de sérieuses perturbations sur le terrain. Les inspecteurs gendarmes qui sont commis à cette tâche en remplacement des inspecteurs civils (après la suspension de ces derniers), bloquent régulièrement les examens. A en croire les concernés, cette situation est malheureusement due par le non-paiement de leurs primes de mission.

« Comment pouvons-nous travailler si on n’a pas nos primes. Les missions reviennent chères. Et ce n’est pas avec nos salaires que nous allons faire ces missions », nous a confié une source qui a requis l’anonymat. Des responsables d’auto-écoles ont relevé également cette situation déplorable de nature à perturber gravement leurs activités. « Les auto-écoles demandent le déploiement rapide des quarante nouveaux inspecteurs qui viennent de prêter serment.

Car, durant plusieurs mois, nous n’avons pas pu travailler à cause de l’insuffisance des inspecteurs-gendarmes, depuis la suspension des inspecteurs, le 26 avril 2021. Si à Abidjan, il y avait des examens théorique et pratique tous les jours, quoiqu’insuffisants, ce n’était pas le cas à l’intérieur du pays, où les examens ne se passaient qu’une fois tous les quinze jours », a dit le président de l’Union nationale des auto-écoles de Côte d’Ivoire (Unaeci, Guillaume Koko, lors d’une rencontre qu’il a présidée le mercredi 8 septembre 2021 à la Bibliothèque nationale au Plateau.

Le président de l’Unaeci déplore que souventes fois, à l’intérieur du pays, les examens soient suspendus à cause du non-paiement des primes des inspecteurs-gendarmes. « Il faut que cela cesse, dans la nouvelle donne. On sait d’avance que les examens théorique et pratique du permis de conduire sont prévus. On ne peut donc pas être surpris », dénonce Guillaume Koko. Qui invite par ailleurs le ministre des Transports à prendre des dispositions pour le bon déroulement du code et des examens de conduite.

 Où passe l’argent reversé par Quipux ?

Est-ce que Quipux reverse l’argent collecté à cette fin ? Si oui, reverse-t-on cet argent ?

 Et à quoi sert-il effectivement ? C’est autant de questions qu’évoquent de pas mal de personnes. Après informations, nous avons appris que lorsque le candidat s’adresse à une auto-école, on lui remet une fiche avec laquelle il se rend à Quipux pour remplir les formalités d’inscription.

A ce niveau, il paye des frais d’inscription qui comprennent une partie allouée aux examens, ce conformément à la convention liant ladite structure à la Direction générale des transports. Pour un candidat au permis toutes catégories (A, B, C, D, E) par exemple, il paye 21 000 Fcfa. Y compris les frais d’examen que Quipux doit reverser à la Direction générale des transports terrestres. Quand les candidats au permis B paient 16 100 Fcfa.

 Y compris également les frais d’examen. Cet argent qui devrait servir aux missions passe où ? On se rappelle que les inspecteurs civils qui ont été récemment suspendus se plaignaient qu’ils n’avaient jamais reçu de primes de mission. Face à cette triste réalité, on se demande comment ces inspecteurs civils ont pu travailler toutes ces années sans primes de mission. Ne serait-ce que pour le transport, l’hébergement et pour la ration alimentaire.

N'est-ce pas d’ailleurs la réelle cause de la corruption qui a valu la suspension de ces fonctionnaires qui ne voulaient que servir leurs pays ? Est-il normal d'envoyer des gens en mission pour une semaine sans même leurs remettre des frais de mission ? Comment voulez-vous qu'ils puissent bien travailler

Ce que les gendarmes inspecteurs refusent aujourd'hui

Où voulez-vous qu'ils trouvent l'argent pour se loger, se nourrir et se déplacer ? Où vont les frais d'examen que les candidats payent à l'inscription ? A qui sert cet argent si les examinateurs ne perçoivent rien.

Les différents directeurs au service des examens n’ont-ils pas d’explications à donner au ministre de tutelle ? En tout cas, on constate que certains conseillers du ministre des Transports ont dirigé les services des examens. Pour leur part, des inspecteurs suspendus que nous avons joints au téléphone n'ont pas voulu faire de commentaire.

 Ils nous ont simplement confié que “leur père, le ministre des Transports est fâché“ mais qu’il sache qu'ils ont “très bien compris la leçon“. Dans tous les cas, il est impératif que des mesures soient prises pour éviter des perturbations des examens de conduire.










Photos inedites



Facebook

Interview