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Coup d’éclat à l’Assemblée nationale française: Députés de gauche aux couleurs de la Palestine, drapeau brandi par Rachel Kéké



La séance des questions au gouvernement a de nouveau été suspendue ce mardi après que la députée LFI Rachel Keke a brandi un drapeau palestinien. Tous les députés de gauche avaient choisi de s’habiller aux couleurs de la Palestine.

Une semaine, un coup d’éclat. Ce mardi, l’Assemblée a de nouveau été le théâtre d’une mise en scène symbolique des députés de gauche. À laquelle ont immédiatement répondu les élus des bancs de la droite et du Rassemblement national. Il est à peine plus de 15h, l’Hémicycle est plein. La séance de question au gouvernement vient juste de commencer quand le député Insoumis Aymeric Caron lance les hostilités. Il dénonce «les massacres de civils» qui «se poursuivent dans la bande de Gaza». Derrière lui, les députés LFI, habillés de vert, de blanc, de rouge et de noir, applaudissent. Ils sont positionnés dans l’Hémicycle de manière à former le drapeau palestinien.

Au micro, Aymeric Caron dénonce le manque de «réaction» de l’exécutif. «La non-réponse de votre gouvernement est une complicité qui fait de notre pays la honte de l’Europe», tempête-t-il. De l’autre côté de l’Hémicycle, les parlementaires du groupe Les Républicains ont enfilé leur écharpe d’élu aux couleurs tricolores de la France. La tension monte jusqu’à ce que, quelques minutes plus tard, l’Insoumise Rachel Keke ne profite d’une autre prise de parole sur le conflit entre Israël et le Hamas pour sortir un drapeau palestinien et l’agiter en l’air.

Une nouvelle exclusion ?

De nouveau, l’Assemblée s’embrase. La présidente de l’institution, Yaël Braun-Pivet, suspend immédiatement la séance, après avoir sanctionné d’un rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal l’Insoumise. Les députés RN sortent à leur tour leur écharpe tricolore et crient de concert avec les élus LR : «Dehors, dehors !». Au centre, les députés de la majorité restent mutiques. Et se joignent, pendant la suspension de séance, à ceux des rangs de la droite pour entonner une Marseillaise.

Après une courte suspension, la séance peut reprendre. Et les esprits sont apaisés. Ce nouveau «happening» des députés de gauche était anticipé. La présidente de l’Assemblée avait d’ailleurs prévenu, en ouvrant la séance : «Je vois les habillements des uns et des autres. Je crois qu’il est nécessaire de rappeler que nous sommes dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale». Avant d’ajouter, sous les applaudissements de toute l’enceinte parlementaire, sauf des rangs de la gauche : «L’Hémicycle est le lieu du débat démocratique et l’expression des parlementaires s’effectue uniquement à l’oral». En vain.

La semaine dernière, une scène similaire avait créé un tumulte invraisemblable dans l’Hémicycle, avant que la tension ne gagne tout le Palais Bourbon. L’Insoumis Sébastien Delogu, qui avait brandi un drapeau palestinien en pleine séance de questions au gouvernement, avait écopé de 15 jours d’exclusion. Plusieurs scènes électriques avaient ensuite éclaté salle des Quatre Colonnes, opposant notamment le député LR des Français de l’étranger (dont Israël) Meyer Habib, et plusieurs Insoumis.

Une punition similaire attend-elle la députée Rachel Keke ? L’Insoumise n’en a cure. «Je suis une guerrière, je suis une femme de combat. Dans l’Hémicycle, chaque mardi, il faut qu’il y ait un drapeau palestinien face à ce gouvernement qui ne veut pas prendre ses responsabilités», assume-t-elle, auprès du Figaro. Un bureau de l’Assemblée sera réuni ultérieurement pour statuer sur son cas, a annoncé la présidente de l’Assemblée. Depuis le début de la législature, en juin 2022, plus de 200 sanctions ont déjà été prononcées contre des parlementaires de tout bord. Trois – deux Insoumis et un député RN – ont écopé de la sanction maximale : une censure et 15 jours d’exclusion.

Avec Lefigaro.fr



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