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Le président du Tchad, Idriss Déby, est mort des suites de blessures reçues au front



« Le président de la république, chef de l’Etat, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad », rapporte le communiqué. Un conseil militaire dirigé par un de ses fils, Mahamat Idriss Déby Itno, général quatre étoiles à 37 ans et commandant de la garde présidentielle, est chargé de le remplacer. « Le conseil s’est aussitôt réuni et a promulgué la charte de transition », a ajouté le général Azem Bermandoa Agouna.

Versions divergentes sur les combats

M. Déby, âgé de 68 ans, militaire de carrière qui s’est emparé du pouvoir en 1990 à l’issue d’un coup d’Etat, promu au rang de maréchal en août dernier, venait d’être réélu avec 79,32 % des suffrages exprimés, selon des résultats provisoires énoncés lundi soir par l’instance électorale nationale.

Assuré de remporter la présidentielle, le maréchal Idriss Déby a fait campagne principalement sur la « paix et la sécurité », dont il dit être l’artisan, dans son pays mais aussi dans une région tourmentée : le Tchad, enclavé entre la Libye, le Soudan et la Centrafrique, entre autres, est un contributeur de poids à la guerre contre les djihadistes au Sahel, en projetant des troupes aguerries jusqu’au Mali et parfois au Nigeria.

 


 

 

Des ministres et des officiers de haut rang avait rapporté, lundi, que le chef de l’Etat s’était rendu ce week-end sur le front opposant son armée à une colonne de rebelles. L’armée tchadienne affirmait avoir tué plus de 300 personnes dans le camp des rebelles, qui mènent une incursion depuis huit jours dans le nord du pays. Assurant que la situation était sous contrôle, l’armée reconnaissait avoir perdu cinq militaires dans des combats. Le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) avait lancé son offensive depuis ses bases arrière en Libye le 11 avril, jour de l’élection présidentielle.

 

De leurs côtés, les rebelles avaient assuré s’être rendus maîtres du Kanem, où se sont déroulés les combats. Surtout, ils avaient affirmé, dans un communiqué, que M. Déby avait été blessé, mais l’information n’avait pas été confirmée de source officielle, l’accès aux zones de combat étant interdit.

Le Monde





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