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Côte d'Ivoire : Lutte contre les jeux de hasards, le gouvernement affirme que le Loto ghanéen génère près de 36 milliards de recettes qui passent sans contrôle



Le Conseil a adopté un projet de loi portant régime juridique des jeux de hasards en Côte d’Ivoire. Ce projet de loi répond à la volonté du gouvernement d’assainir et de mieux réglementer l’environnement des jeux de hasards et vise à doter le secteur d’un nouveau cadre juridique et institutionnel qui prend en compte l’apparition de nouvelles formes de jeux et de nouveaux acteurs issus des nouvelles technologies de l’information et de la Communication.

Ce projet de loi permettra de lutter efficacement contre la forte prolifération des jeux de hasards illicites et clandestins qui constituent un terreau favorable à la réalisation d’activités criminelles telles que le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Le gouvernement entend ainsi protéger la population notamment les mineurs et les personnes vulnérables contre l’addiction aux jeux à travers la promotion du jeu responsable.

"Il est apparu important que nous puissions formuler un nouvel arsenal juridique pour adresser ce sujet. D’autant plus que de nos jours, nous sommes à l’ère du numérique et de la dématérialisation croissante sans oublier l’émergence d’une clientèle nouvelle," a expliqué à la presse, le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré, les biens fondés de ce projet de loi.

Le ministre de la Communication et des médias a reconnu que les différents dispositifs avaient besoin d’adresser ces nouvelles problématiques, car il y'a une forte prolifération de nouveaux jeux de hasards illicites et clandestins.

Selon lui, parmi ces nouveaux jeux, il y a le loto ghanéen, bien connu, qui dispose de plus 5000 points de ventes en Côte d’ivoire et génère près de 36 milliards de recettes qui passent sans contrôle de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Il a relevé qu'il y a plus 500 sites internet qui proposent des jeux de hasards en ligne avec des chiffres d’affaires qui atteignent près de 6 milliards de FCFA et près de 300 machines à sous qui ont été installés de façon anarchiques dans plusieurs villes de Côte d’Ivoire.

"Nous avons généralement cela par le fait de certains ressortissants de pays asiatiques et ceci fait perdre autant d’argent au Trésor ivoirien," a-t-il déploré.

 Le porte-parole a soutenu qu'il était donc important de mettre à niveau l'arsenal juridique pour adresser ces différentes problématiques d’autant plus que toutes ces mânes financières peuvent créer des réseaux parallèles non contrôlées qui peuvent servir au financement du terrorisme.










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