
Dussuyer : « Je compte sur Serge Aurier, c’est un joueur important pour la Côte d’Ivoire »
Jeune Afrique : Que vous a inspiré la sortie de Serge Aurier sur le réseau social Périscope ?
Michel Dussuyer : Cela m’a attristé. Pour Laurent Blanc, particulièrement visé par les propos de Serge, pour les joueurs qu’il a cités. Et aussi pour Aurier. C’est quelqu’un que j’ai appris à connaître depuis queje suis sélectionneur des Éléphants. Je l’aime bien. C’est un bon mec. Ce n’est pas un méchant. Il a beaucoup de caractère et de personnalité, il est positif, il sait transmettre son énergie, il est plutôt du genre à mettre de la bonne humeur dans le vestiaire et il est pro. Ses coéquipiers l’apprécient. Et quand une personne que vous appréciez fait une grosse bêtise, cela met mal à l’aise…
Son attitude est-elle excusable ?
Il n’avait pas à dire cela. Peut-être qu’il ne maîtrisait pas toutes les subtilités de ce réseau social. Mais c’est surtout une affaire interne au Paris-SG.
La sanction dont il écopera aura forcément une influence sur son avenir à court terme en sélection…
Je suis très clair sur ce point : je compte sur lui, car c’est un joueur important pour la Côte d’Ivoire. J’attends de connaître la nature de la sanction. Je me projette d’abord en mars, avec les deux matches que nous livrerons face au Soudan en qualifications pour la CAN 2017. S’il joue, même en équipe réserve à Paris, et qu’il s’entraîne avec un groupe, il n’y aura aucune raison de ne pas le convoquer.
Le cas Aurier traduit-il une évolution de la communication vis les réseaux sociaux, et dont le résultat peut s’avérer catastrophique ?
On ne peut pas interdire aux joueurs de communiquer. Mais on peut les inciter, surtout les plus jeunes, à faire attention à ce qu’ils disent, notamment sur les réseaux sociaux. Car visiblement, ils ne maîtrisent pas toujours tout. Il est évident que si je me faisais insulter par un de mes joueurs sur un réseau social, je ne le prendrais pas bien du tout. Il faut juste faire face à une réalité : le monde a changé, et le rapport à l’autorité n’est plus le même qu’avant. Il y a quelques années, l’entraîneur était comme le prof à l’école : son autorité n’était pas remise en cause. Cette évolution ne concerne pas que le football, mais toute la société. On peut le regretter, au risque de passer pour un vieux c…, mais c’est comme ça.
Mais n’y a-t-il pas une forme d’indulgence pour les footballeurs ? Un employé qui traite son patron de « fiotte » sur un réseau social risque de prendre la porte…
C’est vrai. Tout simplement parce que les joueurs ont une valeur marchande plus ou moins importante. Et quand il s’agit d’argent, les rapports sont différents et les gens réfléchissent davantage.
Il est régulièrement question de l’entourage des joueurs, dont l’influence peut se révéler néfaste…
Bien sûr. Cela existe. Il y a des joueurs qui viennent de quartiers dits difficiles, et ils peuvent avoir un environnement social et familial compliqué. Je l’ai vu quand je dirigeais le centre de formation de l’AS Cannes. Il est louable de conserver ses amitiés d’enfance. Mais il faut aussi être capable d’avoir une vraie capacité de discernement, entre ce qui va tirer un joueur vers le haut ou vers le bas.
Aviez-vous, avant votre nomination en Côte d’Ivoire en juillet dernier, été informé des relations dans le vestiaire des Éléphants ?
Oui. On m’avait rapporté qu’il y avait des clans, de pro-Drogba, des pro-Yaya Touré, qu’il y avait une cassure entre les leaders. Mais Drogba a pris sa retraite internationale et Yaya Touré n’a pas encore rejoué avec la sélection. Ce que j’ai pu constater depuis six mois, c’est que le groupe vit bien. Il y a des affinités entre certains, liées à l’âge, à l’origine géographique, etc. Ils ne sont peut-être pas tous amis, mais l’essentiel, c’est qu’ils se parlent. Si la Côte d’Ivoire a remporté la CAN 2015, alors que ce n’était peut-être pas l’équipe la plus talentueuse de ces dix dernières années, c’est grâce à la solidarité. C’est un signe qui ne trompe pas…
Avec Jeune Afrique
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