Flash info

Match des Eléphants menacé par Ebola: La Fif sous pression



La Sierra Leone est l'un des pays de l'Afrique de l'Ouest, avec la Guiné-Conakry et le Liberia, où sévit la fièvre hémorragique. Les autorités ivoiriennes qui n'entendent prendre aucun risque avec l'épidémie, semblent déterminées à ne pas revenir sur leur décision en dépit des discussions engagées avec la Fif. « Il faut peut-être expliquer que la position du gouvernement est de ne pas mettre en péril la santé des populations ivoiriennes. Le gouvernement nous l'a rappelé. Et nous nous efforcerons de nous en tenir à cela », faisait remarquer Pierre Gondo, membre du Comité exécutif et porte-parole de la Fif lors du point-presse qu'il a animé le jeudi 21 août au siège de la Fif. Ces propos sont assez explicites pour traduire toute l'impuissance de la Fif à braver une décision gouvernementale, dans une situation d'une extrême gravité.

Le football a beau être le sport roi, il ne peut se soustraire à une urgence nationale qui concerne la vie des Ivoiriens. C'est la première fois que le football, en Côte d'Ivoire, se trouve ainsi contrarié par un fait inattendu. Et c'est aussi la première fois qu'un cas de force majeure bouleverse le programme de la fédération, au point de mettre en péril la participation des Eléphants à une compétition internationale. Péril pour péril, l'Etat ivoirien ayant choisi, que reste-t-il à la Fif ?

La voilà sous pression. Il ne s'agit pas de pouvoir trouver un terrain neutre, comme ce fut le cas après les incidents de Dakar, lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Il s'agit d'un adversaire concerné par une grave épidémie. Doit-on renoncer à jouer contre la Sierra Leone ? Doit-on faire entendre raison à la Confédération africaine de football (Caf) qui, au nom des intérêts financiers colossaux en jeu à l'occasion de cette compétition, ne devrait pas continuer à ignorer le dilemme dans lequel la Fif se trouve en ce moment. La Caf a les moyens d'aider à dénouer cette situation, en reportant sine die le match Côte d'Ivoire-Sierra Leone. Elle n'a pas le droit d'en ajouter à la pression qui pèse déjà sur les autorités fédérales ivoiriennes en faisant planer sur elles le spectre d'une sanction. 

Litié BOAGNON

 

Source L'inter



LIVRES



Photos inedites



Facebook

Interview