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Au lancement de sa campagne à Divo, KKB promet : «Je serai le Président qui hissera la Côte d’Ivoire au rang de leader» 



Discours du CANDIDAT KKB

Ivoiriennes, Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Mes chers camarades,
Chers amis frères et sœurs de Divo.

Au moment où s’ouvre la campagne présidentielle, je voudrais, ivoiriens, ivoiriennes, vous demander à tous, sans distinction d’opinions, d’avoir une pensée pour le Président Félix Houphouët-Boigny.
Père de la Côte d’Ivoire moderne, bâtisseur hors pair, homme de paix et de consensus. Tous se réclament de lui. Tous se disent être allés à son école. Mais, peu agisse comme il l’aurait fait.

Les vrais fils de Félix Houphouët-Boigny se reconnaissent. Les inconditionnels disciplines de Félix Houphouët-Boigny n’ont pas besoin de le clamer. Ils agissent avec droiture et ils agissent dans l’intérêt suprême de la Côte d’Ivoire, de la nation ivoirienne.

Je me permets de faire cette précision parce que tout ce qui arrive à la Côte d’Ivoire depuis plus 27 ans est le fait soit des héritiers de Félix Houphouët-Boigny, soit de ses opposants.

Plus de 27 ans que la Côte d’Ivoire a du mal à sortir de l’ornière parce qu’ils ont tous agi en dehors de toutes ces valeurs qui fondent les principes essentiels de notre république, de l’humanité et du vivre ensemble.

Le Président Félix Houphouët-Boigny a marqué de son empreinte les trente années qui ont suivi l’indépendance de la Côte d’Ivoire (1960 – 1993). Désormais, une nouvelle ère commence, après bien sûr, ces trente autres années (1993 – 2020) où la Côte d’Ivoire a douté d’elle-même, où elle s’est sentie menacée dans ses fondements, dans sa culture, son modèle social et dans ses croyances profondes.

La vie politique ivoirienne a été bloquée, stéréotypée avec les mêmes visages, les mêmes hommes, depuis tant d’années. Je ne dis pas tout cela pour accuser qui que ce soit. Je le dis juste pour relever que nombreux sont ceux qui, par leur dévouement, s’engagent pour leur pays, mais les logiques politiciennes, paralysent aujourd’hui leur capacité d’aller de l’avant. Si nous voulons avancer, faire réussir notre pays et construire une prospérité nouvelle, il nous faut agir.

Je voudrais qu’à partir de cette ère nouvelle, la jeunesse ivoirienne prenne ses responsabilités, qu’elle s’assume pleinement parce que nous sommes à l’orée d’une extraordinaire renaissance.

Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,

La décision de me présenter à la plus haute charge de la république est le fruit d’une conviction intime et profonde, d’un sens de l’histoire et d’une conscience aiguë des temps qui sont les nôtres.

Pendant des années, j’ai fait mon apprentissage politique, j’ai fait des fautes comme tout le monde, mais je ne crois pas avoir été indigne de ma citoyenneté ou des fonctions politiques que j’ai occupées. Les responsabilités qui ont été les miennes m’ont fait pleinement mesurer les défis de notre temps et toutes ces vies m’ont conduit à cet instant.

En ce jour ou je prends la responsabilité d’assumer pleinement ma candidature à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, je me sens dépositaire d’une espérance et je voudrais, de fait, placer ma candidature sous le signe de la dignité, de la simplicité, de l’espérance et du respect des valeurs essentielles de notre république, de notre patrie, la Côte d’Ivoire.

Mes chers compatriotes,
La Côte d’Ivoire est le pays dans lequel je suis né, j’y ai grandi. Ma passion, c’est la Côte d’Ivoire. C’est ici que j’ai mes racines. J’aime passionnément la Côte d’Ivoire, ses traditions et surtout, son formidable potentiel de développement.
Notre nation est jeune. Aujourd’hui, deux Ivoiriens sur trois ont moins de 25 ans. Il n’y a de richesse que d’hommes et notre jeunesse est une promesse. Un trésor en devenir. Seulement, notre jeunesse est bridée, empêchée et, face à leur cri de détresse, les vieux partis détournent le regard et préfèrent se concentrer sur leurs vieilles querelles. La jeunesse est l’avenir de notre nation, sa clé, celle par qui notre pays se relèvera. Je serai le Président qui permet à la jeunesse de reprendre son destin en main.
Qu’on se comprenne bien : je ne reproche pas aux autres candidats leur âge. Ce que je leur reproche, c’est l’âge de leurs idées. Après trente ans à se partager le pouvoir, quel est le résultat ? Qu’ont-ils fait de l’héritage du Président Houphouët-Boigny ? En quoi ont-ils poursuivi le développement le pays ? Leur incompétence n’a que trop duré. Il est urgent de reprendre la main. Oui, le temps presse.
C’est vous, jeunesse de Côte d’Ivoire, qui devrez accomplir ensemble toutes les tâches qu’ils n’ont pas voulus mener à bien. Une éducation garantie pour tous ; la fin des privilèges de caste et l’avènement d’une véritable méritocratie ivoirienne ; la prospérité par le développement d’une agriculture moderne et d’une industrie nationale ; la redistribution indispensable des gains de la croissance et surtout, la paix entre tous les enfants de Côte d’Ivoire. Je serai le président de toutes les Ivoiriennes et de tous les Ivoiriens, quelle que soit leur religion, leurs opinions ou leurs origines. Les vieilles bisbilles n’ont que trop durées. Il est temps de libérer les énergies du pays.
Jeunesse de Côte d’Ivoire, mais aussi, parents, grands-parents qui ne supportez plus de voir vos enfants empêchés par un système à bout de souffle, je m’adresse à vous tous. Samedi 31 octobre, votre choix aura une importance décisive. Décisive pour le destin de la nation, bien sûr, mais surtout, décisive pour chacun d’entre vous : pour vous, pour vos enfants, pour vos petits-enfants. Ce scrutin est une chance, une fenêtre qui ne s’ouvre qu’une fois tous les cinq ans. Ensemble, nous pouvons TOUT changer.
J’entends la colère de la jeunesse, indignée à juste titre de l’impotence de nos dirigeants. Mais déserter les urnes n’est pas la solution. Il n’y a que par le vote qu’on peut faire entendre sa voix. Jeunesse de Côte d’Ivoire, ne perdez pas espoir ! Quand je vous vois, vous me dites : « le temps presse », et moi je vous réponds : « le temps est venu ».
Mes chers compatriotes,
La Côte d’Ivoire n’est jamais aussi grande que quand elle est unie. Je le sais, je le sens, l’immense majorité d’entre vous aspire à la paix. Malgré les appels des petits chefs qui cherchent à instiller dans nos cœurs les ferments de la division, nous connaissons le terrible prix de la guerre. Nous refusons absolument la division et nous ne répondons qu’à l’union. C’est le premier mot de notre devise nationale.
Je suis bien sûr favorable au pluralisme, il faut que les opinions s’expriment et que les citoyens décident. Mais nous devons nous accorder pour sauvegarder l’essentiel : l’union et la paix. Je serai le président de l’union. Je serai le président de la paix.
Mon premier engagement public a consisté à servir la paix, menacée dans les universités par l’action radicale et violente d’une minorité d’agitateurs qui cherchaient à ébranler l’unité léguée par le Président Houphouët-Boigny. Par la suite, j’ai toujours cherché à contenir les divisions, dès qu’elles nous menaçaient. Je crois que les idées nouvelles dirigent le monde plus sûrement que les armes.
Je serai le président qui constituera un gouvernement d’union nationale, représentatif de la population ivoirienne. Toute nomination se fera exclusivement sur la base du mérite, de la compétence et du talent.
Dans mon discours d’investiture, j’ai rappelé ces sages paroles du Président Felix Houphouët-Boigny : « Nous n’avons qu’un objet de haine : la guerre, qu’une seule obsession : la paix, la paix des cœurs, la paix sociale, la paix entre les Nations ». Je peux avoir des adversaires politiques, mais dans mon pays je n’ai pas d’ennemis et je n’en aurai jamais.
Ma crainte, c’est la guerre, et c’est aussi la crainte de tout le peuple ivoirien. Mon espoir c’est la paix, et c’est aussi l’espoir de tout le peuple ivoirien.
Je serai le Président de la Côte d’Ivoire telle que l’a voulue le Président Felix Houphouët-Boigny : unie. Prête à conquérir de nouveau sa juste place dans le monde.
Mes chers compatriotes,
Notre économie, déjà fragile, a été violemment touchée par la crise du coronavirus. Il est urgent d’y répondre maintenant. Mon projet est d’initier, sitôt élu, un plan de massif de soutien à nos petits commerçants, artisans, industries et petits exploitants. L’heure est à la relance : quoi qu’il en coûte, il est urgent que chaque Ivoirien bénéficie de la prospérité nationale.
Je serai le Président de la Prospérité.
La prospérité est ma priorité. Elle sera le fil rouge de mon action comme chef de l’état. Il est urgent d’agir. Ensemble, le 31 octobre, par les urnes, nous allons tout changer.
Mes chers compatriotes,
D’après les experts, notre pays tutoierait les 8% de croissance annuelle. Nous serions l’un des pays les plus riches d’Afrique et nous pourrions tous nous en réjouir. Mais parmi vous tous, combien ont eu le sentiment de véritablement profiter des fruits de cette forte croissance économique ? La réalité de notre pays, c’est que 12 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté. C’est insupportable. La réalité, c’est que les fruits de la croissance sont concentrés dans les mains de quelques-uns. Cela aussi est insupportable. Il est urgent d’agir et urgent de reprendre en main notre destin. Ensemble, le 31 octobre, par les urnes, nous allons tout changer.
Je serai le Président de l’équité et de la justice sociale.
D’abord, ma première mesure sera de créer un revenu minimum universel mensuel fixé à 25 000 CFA, distribué à tous les foyers sans ressources. En finir définitivement avec l’extrême-pauvreté, ce sera la priorité de mon gouvernement.
Oui, la croissance économique est indispensable, à condition qu’elle profite à tous les Ivoiriens. Il est intolérable que certains se remplissent les poches pendant que d’autres n’ont rien à manger. Pour mettre fin au pillage de nos ressources, je propose la création d’une contribution de solidarité sur les grands groupes étrangers détenteurs de contrat avec l’État.
Mes chers compatriotes,
La jeunesse est notre joyau national. Mais ce joyau est confisqué. Notre jeunesse est pleine d’ambition, de talent, elle veut faire mais, hélas, ses aspirations sont sans cesse bridées par un système d’un autre âge. Il est urgent de changer ce système.
Je serai le président de la jeunesse.
Oui, il est urgent de soutenir nos jeunes, de leur permettre d’étudier aujourd’hui pour leur donner les moyens de réussir demain. Il est urgent de leur permettre, non seulement d’obtenir leur diplôme, mais aussi de leur assurer un avenir et un travail au pays. Sans les jeunes, sans leur force et leur intelligence, il n’y aura pas de renaissance de notre pays.
Aujourd’hui, trop de jeunes d’Ivoiriens issus des milieux défavorisés n’ont pas accès aux études. La discrimination commence dès le plus jeune âge, où 4 enfants sur 10 ne terminent pas leur cycle secondaire. Il est urgent d’agir. Mon premier engagement comme président : je veux tout mettre en œuvre pour qu’en 5 ans, chaque enfant de ce pays achève son cycle primaire et secondaire. Il est indispensable que toute notre nation sache lire, écrire, compter pour pouvoir embrasser les nouveaux défis de la mondialisation.
Pour l’accès au supérieur, je propose de créer un prêt sans intérêt destiné au financement des études universitaires de nos jeunes. Ce prêt sera remboursable 10 ans après le premier emploi et sera cautionné par l’État. Le but ultime de tout gouvernement, sa raison d’être, devrait être de permettre à chaque enfant gamin du pays de réussir sa vie.
C’est mon engagement. Il est urgent d’agir. Ensemble, le 31 octobre, par les urnes, nous allons tout changer.
Mes chers compatriotes,
Assez de cooptations, assez de collusions, assez de corruption ! Ma priorité absolue comme chef d’Etat sera de m’attaquer à ces pratiques qui maintiennent notre pays dans la ruine et gangrènent de l’intérieur tout effort national.
Je serai le président de la lutte implacable contre la corruption.
Pour traquer toute malversation, y compris au sommet de l’état, j’élargirai drastiquement les pouvoirs de la haute autorité de la bonne gouvernance. Elle sera désignée par la société civile et l’opposition, en toute indépendance, et aura mandat pour se saisir de tous les dossiers. Aucun corrompu ne sera à l’abri. Cela doit cesser. C’est un mal et une injustice, non seulement pour le jeune empêché, mais à travers lui pour tout le pays, qui se prive par la même de cadres en capacité réelle de mener à bien leur action.
En toute transparence, je souhaite également ouvrir la décision politique à des personnalités issues de la société civile. Il s’agit de mieux représenter les Ivoiriens et Ivoiriennes en permettant aux artistes, aux entrepreneurs, aux agriculteurs ou aux artisans d’apporter un regard nouveau dans de nombreux domaines. Une telle démarche permettra d’ouvrir plus largement aux Ivoiriennes et Ivoiriens les portes du monde politique. Cela permettra également de montrer qu’il existe d’autres façons de faire de la politique. Il faut un bol d’air frais dans le monde politique sclérosé des copains et des coquins.
Je serai le président de la méritocratie ivoirienne. Pour que la Côte d’Ivoire redresse la tête, ensemble, le 31 octobre, par les urnes, nous allons tout changer.
Mes chers compatriotes,
La crise que nous traversons nous rappelle à quel point notre économie est dépendante des marchés internationaux. A l’exportation, nous dépendons du cours des matières premières. A l’importation, nous dépendons du prix des produits manufacturés. Nos industries sont trop faibles, pas assez compétitives. Elles se concentrent trop sur les matières premières et pas assez sur les produits manufacturés. N’ayons pas peur du Made In Côte d’Ivoire !
Mes chers compatriotes,
La Côte d’Ivoire dispose de ressources humaines et naturelles exceptionnelles. Nous avons beaucoup d’atouts, et cela est particulièrement vrai en ce qui concerne notre agriculture. Mais notre modèle agricole n’est plus adapté. Trop souvent, les exploitations sont des structures familiales de subsistance qui peinent à améliorer leur productivité. Les rendements de nos agriculteurs sont trop faibles et la sécurité alimentaire nationale reste fébrile.
Je serai le Président de l’agriculture. Sans plus tarder, la Côte d’Ivoire doit relever le défi de la transformation de son secteur agricole. C’est à l’État de prendre ses responsabilités et d’encourager le processus d’organisation industrielle du secteur. L’État doit rapidement planifier la mécanisation et réorganiser les exploitations familiales vers un modèle en société de capitaux. Ce nouveau modèle sera la clé de voute du financement du secteur.
Il faut également initier rapidement une nouvelle politique agricole basée sur une approche intégrée et participative. De la production à la commercialisation en passant par le financement et les chaines logistiques, tous les acteurs doivent se réunir pour fonctionner en synergie et accélérer le développement du secteur.
En tant que Président de l’agriculture, je prendrai mes responsabilités et l’Etat amorcera l’organisation industrielle du secteur. J’engagerai enfin la transition agricole qui est depuis trop longtemps nécessaire. En permettant la réorganisation des exploitations en société de capitaux et en planifiant la mécanisation, l’État permettra une augmentation substantielle des rendements. J’accompagnerai la transition agricole vers un modèle de production « marketoriented », plus adapté aux attentes du marché.
Oui, je serai le Président de l’Agriculture. La transition agricole ne peut plus attendre et seul l’État est en mesure de l’amorcer. Je serai le Président qui amorcera cette transition. Moderniser notre agriculture c’est aussi libérer les énergies vers d’autres secteurs d’activité, notamment l’industrie et les services. Moderniser notre agriculture c’est moderniser la Côte d’Ivoire. Ensemble, le 31 octobre, par les urnes, nous allons tout changer.
Mes chers compatriotes,
La crise qui frappe le monde et notre pays fait de nombreux dégâts. En temps de crise, on pense d’abord, et à juste titre, aux conséquences économiques et sociales. Mais on pense moins souvent aux conséquences sur le secteur culturel. Pourtant, la culture est l’une des sources de richesse les plus inestimables d’une société. La culture est l’un des vecteurs incontournables des valeurs essentielles à notre pays telles que la laïcité, la justice sociale, l’acceptation de l’autre. La culture est notre patrimoine et l’un des socles indispensables à l’éducation de nos enfants. Ce secteur ne doit pas être l’oublié de la crise. Il est indispensable que l’État de Côte d’Ivoire le soutienne.
Je serai le Président de la culture. L’une de mes premières priorités sera de donner rapidement les moyens de survivre au secteur culturel. Nos théâtres, musées, cinémas, nos ateliers de peintures ont besoin plus que jamais du soutien de leur État dans cette situation aussi critique.
L’une de mes premières mesures pour le secteur culturel sera alors de doubler le budget du ministère de la culture. Cet investissement massif de l’État est indispensable pour éviter une dislocation du secteur qui aurait des conséquences dévastatrices à long terme pour notre pays. Ce doublement du budget sera l’un des grands axes de notre relance économique.
Oui, je serai le Président qui mettra en avant la richesse de la culture ivoirienne pour qu’elle continue d’être un vecteur d’union nationale. Oui je serai le président qui sera fier de la diversité culturelle ivoirienne et qui la mettra au-devant de la scène pour en faire profiter tous ceux qui vivent ou passent dans notre beau pays. Oui je serai le président qui fera de la culture un levier essentiel de la relance économique, parce qu’un doublement du budget est un investissement pour notre jeunesse et les générations futures. Ensemble, le 31 octobre, par les urnes, nous allons tout changer.
Oui, je serai le Président du multilatéralisme. Je serai le Président qui hissera la Côte d’Ivoire au rang de leader régional qui défendra les intérêts de nos peuples à l’international. Mais je tiens à vous dire, mes chers compatriotes, que même si nous devons écouter les conseils des puissances étrangères, toutes les décisions doivent être prises en Côte d’Ivoire, dans l’intérêt des Ivoiriennes et les Ivoiriens. Nous sommes et resterons un pays souverain et libre de prendre nos décisions.
Ensemble, le 31 octobre, par les urnes, nous allons tout changer.

À Divo, le 16 octobre 2020





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