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Le 31 Octobre 2020, face à des candidats contestés, la Cote d’Ivoire libre doit faire le choix du développement de la Nation



Dans quelques semaines, nous allons élire notre nouveau président. Qui sera-t-il ?  Personne ne le sait. Dieu seul le sait. Je ne vous demanderai pas pour qui vous allez voter, il s’agit d’un choix personnel, un choix décisif qui devrait, à la fin, accélérer le développement du pays au profit de tous ses habitants. Ce choix n’est pas facile à faire, vue que les présidents précédents une fois au pouvoir relèguent au second plan, voire oublient leurs promesses de sociétés au grand dam des populations…malgré tout, il faut voter. Il faut choisir un des candidats.

Nous aurons donc après… un président pour peut-être 5 ans ? puis après il y aura un autre ? Comme nous avions eu autrefois le Président Houphouët, le Président Bédié, le Président Guei Robert, le Président Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara… et avant eux bien d’autres dignitaires et après eux…nous en aurons bien d’autres…encore.

Le Burkina Faso va aussi voter bientôt pour élire un nouveau Président…qui sera-t-il ? Kaboré ? Zéphirin ? Le Ghana, la Guinée Conakry, Seychelles, la Tanzanie, la République centrafricaine, le Niger, la Somalie, éliront également leur Président dans des contextes spécifiques, médiatiquement moins tendus.

Au fond, à bien analyser en profondeur, tout ceci ne changera rien. Ces élections présidentielles ne changeront rien.

Tout ceci ne changera rien parce que, les Présidents se succèdent, les ministres se succèdent, les systèmes se succèdent, les gouvernements se succèdent, mais malgré tout le monde continue, l’humanité continue, les populations continuent de vivre, malgré elles comme par le passé, voire pire que dans le passé. Parce que, ce qui se joue est au-delà de la politique qui par sa définition devrait solutionner les problèmes, apaiser les souffrances et assouvir les besoins de toutes les couches des populations qui les ont portés le leader politique au pouvoir...comme on le voit dans les pays développés où les intérêts nationaux et du peuple passent avant tout. Nos dirigeants assument et confirment que nos états ne sont pas des pays développés, mais des pays pauvres, endettés en quête d’une voie pour le développement.

La politique ne change rien. La politique à l’africaine ne changera rien. La politique ivoirienne, en l’état actuelle, ne changera rien. Les Chefs d’Etats ne changeront rien. Tant que l’homme ne change pas, tant que les individus qui constituent le peuple ne changent pas, les régimes qui viennent ne réussiront à rien. Les régimes viendront, les régimes se succèderont mais ne changeront rien. Ils ne changeront rien tant que l’essentiel, l’amour pour la patrie, la Cote d’Ivoire ne passera pas en premier avec elle le cœur éduqué de tous ses enfants à l’appropriation et à la mise en œuvre des trois items qui constituent sa devise que sont : l’Union, la Discipline et le Travail. Comprenant que l’amour pour la patrie implique l’amour du peuple pour le peuple, l’amour qui veut le bien et le bonheur de tous. L’amour qui protège la vie. L’amour qui promeut dans ses actions et paroles, l’image d’un pays uni, debout et fort. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Exposée aux opinions locales et internationales, l’image du pays est altérée par des prises de positions égoïstes.

Le pays doit être l’axe qui maintient le peuple, l’axe qui insuffle l’esprit de cohésion et du vivre ensemble.

Aujourd’hui, ce qui se joue est à un autre niveau. Il s’agit de la vie d’un pays, de la vie d’une nation. Cette nation qui est le point de cohésion des personnes qui y vivent quelles que soient leurs provenances. Une Nation, un havre de paix et de prospérité. Cette nation distille une secrète attraction entre elle et ses enfants, entre elle et ses habitants, elle les connait tous. Elle les aime tous, tels qu’ils sont, c’est elle qui les a vu naitre et croitre. Cette nation nous connait tous par notre nom. Il y a une relation intime et personnelle entre la nation, sa terre avec chacun de nous tous.

Aucun Président ne connait un à un les individus du peuple qu’il gouverne. Si la Cote d’Ivoire existe c’est parce qu’elle conquiert le cœur chaque ivoirien, de tous les résidents qui y vivent en harmonie.  C’est cette nation qui nous tient, c’est cette terre qui nous maintient, qui nous réunit, c’est elle qui fait notre unité, notre joie, notre fierté.

Ce n’est pas un titre, ce n’est pas un trône, ce n’est pas une position, c’est le cœur du peuple qu’il faut changer. La nation doit être l’axe, le centre névralgique du cœur du peuple. Le seul trône qui intéresse la Cote d’Ivoire aujourd’hui, c’est le cœur de ses enfants, retournés vers elle, pour la penser, pour la panser en profondeur. Intimement, toi, moi, lui, elle, eux, … elle nous connait. Nous nous rejoignons lorsque nous atterrissons, que nous arrivons sur le territoire ne serait-ce que par nos pensées collégiales de la vivre et de la bâtir ensemble.

Les aléas de l’histoire, les hauts et les bas de la Cote d’Ivoire, tout cela n’a pas tellement d’importance d’aujourd’hui. Les ressasser ne fait que nourrir des désespoirs et décupler les énergies négatives. Même nos révolutions, nos présidents, nos chefs d’état, nos premiers ministres… tout ça n’a pas itou d’importance, si ce n’est pas pour penser et panser la nation.

Nous suivons les nouvelles un peu de loin. Nous sommes fatigués de ces nouvelles, de ces informations, qui au lieu de nous unir, nous désunissent et créent un environnement de frayeur, de peur pour tous, parce que tout change chaque jour…au détriment de l’essentiel.

Misons sur l’essentiel. Allons à l’essentiel. Le combat se joue ailleurs. Faut-il descendre dans les rues ? je dirai non. Parce que le combat se joue vraiment ailleurs.  Changer profondément ce que l’ivoirien a de plus profond, revient à le changer tout entier. Changer le cœur des Ivoiriens et nous changerons tout, nous transformerons tout! De par nos idées, de par nos réflexions constructives, de par notre travail qualitatif exemplaire, de par notre amour et notre joie partagée. Quand ça ne va pas à l’intérieur de chacun cela rejaillit sur l’extérieur, notamment le comportement. Chacun de nous doit apporter sa part à l’unité finale. Chacun de nous doit voter, c’est important…même si c’est voter blanc pour marquer son mécontentement. Il faut voter.

C’est vrai que changer les leaders ça ne changera rien. Parce que quand l’être humain qui dirige est pourrit ça ne sert à rien ! Quand toute l’administration est pourrie et qu’on la change, ça ne sert à rien !

Si quelque chose ne change pas au fond de la Cote d’Ivoire et dans le cœur des ivoiriens, rien ne changera. Il nous faut créer un réarmement moral comme le fit l’Allemagne après la deuxième guerre mondiale. Parce qu’ils avaient compris qu’après le nazisme, il pouvait y avoir une idéologie pire que le nazisme. Ils avaient compris que c’était le cœur qu’il fallait changer. Parce que c’est là que tout se joue.

Si nous voulons changer la Cote d’Ivoire, le problème d’un nouveau président n’est pas l’essentiel, il est important c’est clair, mais il n’est pas l’essentiel. Le problème c’est comment changer la Cote d’Ivoire du dedans, de l’intérieur ? Comment inculquer aux gens, aux ivoiriens ces valeurs, les valeurs qui fondent cette nation axée sur sa devise ? ces valeurs d’union, ces valeurs, de discipline, ces valeurs de travail ? Cet appel est adressé à moi et moi-même je dois être le premier à promouvoir ces valeurs autour de moi.

Ouvrons les yeux, regardons autour de nous, regardons ce qui se passe, soyons actifs. Inventons cette Cote d’Ivoire prospère que nous souhaitons face au défis de l’argent, de la corruption, de la gouvernance, de l’injustice qui sont partout dans notre monde d’aujourd’hui que nouveau régime doit s’engager à traiter dans le fond.

Une contribution de Konan NGUESSAN

Communication Expert / Manificat rpcom / Managing Director/+221 76 830 5458 /konan@hellomanificat.net





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