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Nucléaire : après la riposte de Téhéran, Washington accentue encore sa pression



Washington a répliqué mercredi 8 mai par de nouvelles sanctions à l’annonce par le président iranien, Hassan Rohani, que l’Iran ne respecterait plus deux clauses de l’accord nucléaire conclu en 2015 et dont les Etats-Unis se sont retirés il y a tout juste un an. Ces mesures américaines visent les produits métallurgiques exportés jusqu’à présent par la République islamique et qui représentent selon la Maison Blanche 10 % des exportations du pays.

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Elles s’ajoutent aux sanctions déjà en vigueur visant le pétrole, principale source de revenus de l’Iran, et ne devraient pas être les dernières. « Téhéran peut s’attendre à de nouvelles actions à moins qu’il ne change fondamentalement de comportement », a averti le président des Etats-Unis dans un communiqué. « Attendez-vous à plus de sanctions bientôt, très bientôt », a d’ailleurs déclaré Tim Morrison, un haut responsable du Conseil de sécurité nationale lors d’une conférence de la Fondation pour la défense des démocraties, un cercle de réflexion classé parmi les plus « faucons » à Washington.

 

En l’espace de quelques semaines, les Etats-Unis ont multiplié les mesures contre le régime iranien. En inscrivant tout d’abord en avril le corps des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes du département d’Etat ; en supprimant le 2 mai les dernières dérogations permettant à huit pays, dont la Chine, l’Inde et la Turquie, d’importer du pétrole iranien ; puis en décrétant le lendemain de nouvelles limitations également unilatérales au programme nucléaire civil de l’Iran placé sous la surveillance de l’Agence internationale de l’énergie atomique.





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