Flash info

Côte d'Ivoire : Le Coges remplacé par les ‘’Frais de suivi scolaire"



Les frais annexes ou encore frais COGES, supprimés le lundi 14 décembre 2020, par Alassane Ouattara, lors de sa cérémonie de prestation de serment semblent revenir d’une autre façon avec une nouvelle    appellation et une autre forme de paiement. Dorénavant, ils sont appelés «  frais de suivi scolaire », selon une note d’information de Souleymane Coulibaly, proviseur du Lycée Moderne De Garçons Gnalega Meme Jérémie De Bingerville.
 

« Le Président de la République ayant supprimé les frais COGES, il est demandé aux parents d’élèves de s’acquitter des frais de suivi scolaire. Montant : 6 500 FCFA par élève de la 6è à la terminale. Les éléments de suivi scolaires sont constitués de : trois enveloppes timbrées, d’un carnet de correspondance, deux macarons, une tenue de sport, une visite médicale. Lieu de paiement à l’économat du lycée tous les jours ouvrables de 8 heures à 11 heures 30, du 16 février au 22 mars 2021 », précise la note de Souleymane Coulibaly.

Et de conclure, « tous les élèves qui ont déjà payé le kit d’inscription en ligne (12 250 FCFA) ne sont pas concernés ». Ces frais  de suivi scolaire ne sont-ils pas une autre forme pour soutirer de l’argent aux parents d’élèves déjà épuisés par les effets du Coronavirus (Cvid-19) ?

 Soulignons que les frais COGES augmentaient chaque année si bien que leur utilisation avaient été dévoyée. Ils s’élevaient généralement à plusieurs milliers de francs CFA par enfant et variaient d’un établissement à l’autre. Ceux-ci avaient fini par être décrié par certains élèves et parents dans un pays où l’école, obligatoire de 6 à 16 ans, est censée être gratuite. La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d‘Ivoire (FESCI) en avait d’ailleurs fait son cheval de bataille, entraînant des fois, des perturbations dans les établissements scolaires.

Le lundi 14 décembre 2020, Alassane Ouattara avait mis fin à la souffrance de plusieurs parents à la surprise générale. « Outre les subventions et les fonds des collectivités territoriales, le complément budgétaire nécessaire au financement des COGES, résultant de la suppression des cotisations exceptionnelles, est pris en charge par l’État et les collectivités territoriales, sur la base d’une évaluation annuelle », précisait l’article 28 du décret.

Karina Fofana





Photos inedites



Facebook

Interview