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Grève d’un an dans les Universités publiques: Un syndicat demande la démission de Abou Karamoko



Depuis ces deux dernières semaines, de vives tensions au sein de l’université Félix Houphouët-Boigny ont occasionné un conseil de discipline qui s’est prononcé en faveur de la suspension et le blâme de certains collègues. Il s’en est suivi une passe d’arme entre la présidence de l’université et la CNEC. En vue de protester contre le verdict dudit conseil, ce syndicat a décidé d’une grève d’un an depuis ce mardi 04 février 2019 jusqu’au 04 février 2020.

Devant la gravité de la situation et le péril qui en découle, mais aussi parce que les problèmes réels du système universitaire sont ainsi mis entre parenthèse, déclarons ce qui suit. Sur la forme,

1- marquons notre indignation devant ces dérives inimaginables au sein d’une cellule universitaire ;
2- observons que cela dénote de l’environnement délétère de travail et de l’état d’intolérance, impropres à la formation et à la recherche ;
3- Condamnons avec fermeté, toute forme de violence syndicale et toute forme d’irrévérence fut-elle le fait d’administrateurs.
Sur le fond. Constatons avec regret, et ce, après analyse du contexte et suite aux communications des parties, que le Président de l’université Félix Houphouët-Boigny, le Prof Abou Karamoko reste et demeure, l’inspirateur de ces violences pour les raisons suivantes :

1. Son manque de diplomatie, de courtoisie et de tempérance dans la gestion au quotidien de cette institution ayant conduit en 2017 à accuser, à la une de journaux (Cf. Notre voie n°5684, du lundi 21 aout 2017), les Enseignants-Chercheurs de fraudeurs ;
2. L’instauration de la violence au-delà de toute éthique, en invitant les étudiants en 2018 (voir vidéo en ligne), à bastonner les Enseignants-Chercheurs en situation de grève.

Invitons instamment le président Abou Karamoko à rendre sa démission dans les plus brefs délais dans l’intérêt de la cohésion et de la restauration de l’université Félix Houphouët-Boigny ;

Invitons le gouvernement, à ramener le principe des élections dans la désignation des autorités universitaires en vertu du respect de la franchise universitaire et à daigner affronter les problèmes au lieu d’en faire chaque fois, une question politique ;

Rappelons que dans une vision participative et citoyenne, le Sylec en tant que syndicat conseil se tient disponible pour proposer si besoin, des méthodes pragmatiques pour aborder ces différentes questions qui dénaturent la notoriété de l’institution universitaire dans notre pays.

Rappelons aux parties, que le Sylec se refuse catégoriquement à ce sacrifice de trop imposé à la jeunesse ivoirienne et reste en observation pour les deux semaines à venir.

Fait à Abidjan ce mardi 05 février 2019
Pour le Ben du Sylec, le Porte-Parole
Prof. Konan Roger LANGUI, Maître de Conférences.





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