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Côte d’Ivoire : Voici les difficultés des producteurs de noix de cajou de Ferké



Il faut inverser la tendance. Tel est l’objectif du Conseil du coton et de l’anacarde. L’organe de gestion de ladite filière a organisé hier à Ferké, une réunion du comité de veille et de suivi de la commercialisation de la noix de cajou. Ceci en vue d’identifier les problèmes rencontrés lors de la campagne 2020, afin de rechercher des solutions pour une meilleure campagne de commercialisation au cours de cette année.

Lors de cette rencontre, le directeur régional du Conseil du coton et de l’anacarde du Tchologo, Coulibaly Zié, a relevé les différentes difficultés auxquelles les producteurs sont confrontés dans cette région. Il s’agit notamment du non-respect du prix bord-champ plancher du kg de la noix de cajou fixé par le gouvernement.

RAPPORT PRIX / QUALITÉ

Il y a également le problème lié à la qualité. En effet, à en croire M. Coulibaly, en début de campagne, l’achat de la production de l’anacarde du Tchologo prend du retard. « Très souvent, dans le Tchologo, les producteurs ne parviennent pas à écouler leur production au moment où ceux des régions du Béré et du Worodougou commencent à vendre leurs produits. Cette année, la campagne a débuté le 5 février dernier. Mais, dans le Tchologo, la commercialisation des noix de cajou n’a pas démarré », a expliqué le représentant du Conseil du coton et de l’anacarde dans cette région.
 
Car, a-t-il relevé, les acheteurs disent que la qualité n’est pas de mise durant cette période dans cette zone. Ceux-ci recherchant un KOR (taux de rendement de l’amande) supérieur ou égal à 48, refusent la production dont le KOR se situe entre 42 et 46 pour Ferké et un KOR qui est de 42 à 44 à Ouangolo. Résultat, les acheteurs s’orientent vers d’autres régions et attendent la mi-mars où la qualité s’améliore grâce aux pluies. Ce qui pénalise les producteurs.

DES DIFFICULTÉS SUBSISTENT

L’autre difficulté, a souligné le directeur régional du Conseil du coton et de l’anacarde, ce sont les impayés dus aux producteurs et aux acheteurs. Enfin, le responsable de la filière au niveau local a déploré la fuite des noix de cajou aux frontières. « Pour l’année 2020, ce sont 108 sacs et trois tricycles qui ont été saisis à Ouangolo. Cette fiable saisie est due essentiellement à la fermeture des frontières terrestres pour des raisons liées à la Covid-19 », a-t-il signalé.

Face à cette situation, les participants de l’atelier ont proposé, dans le cadre de la lutte contre la fuite des noix de cajou, d’intégrer les sous-préfets des départements frontaliers dans les comités de veille, afin d’accentuer la sensibilisation. Par ailleurs, la directrice de la production du Conseil du coton-anacarde, Mariam Ouattara, représentant son directeur général, a exhorté l’ensemble des acteurs à s’approprier les textes qui réglementent ladite filière. Puis elle a exhorté chacun à s’engager pour l’amélioration de la qualité afin de parvenir à une meilleure rentabilité de la filière.

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